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A peine nommé, le ministre Balalu Maxime tribalise le Secrétariat général du gouvernement.

Lundi 30 Septembre 2019

Bangui, 30 septembre (LQB). Vous pouvez vous en douter mais jusqu’à s’enivrer devant ce qui se passe au pays de nulles parts ailleurs. Sinon, tout se passe comme si les régimes, qui se succèdent aux affaires s’inspirent des pratiques plus ou moins mafieuses de leurs prédécesseurs en les perfectionnant au point de nuire à leurs prochains. Et, souvent, si les choses tournent à la salade, on essai de trouver des alibis ailleurs, du genre « c’est la manipulation de la France », c’est la jalousie qui a poussé certains collaborateurs à monter de toute-pièces ces tohu-bohu, soient-ils contre X ou Y. Alors, que c’est nous même qui occasionnons les désordres de façon cyclique.


Nous en voudrons pour preuve, le régime MLPC, qui avait monté en épingle un projet politique très alléchant visant à sortir notre pays dans l’ornière à la suite de dérives autoritaires entre autres, le  népotisme, clanisme, clientélisme pour ne citer que ceux-ci, à la base du départ sans négocier du défunt régime Kolingba. Une gestion de la chose publique peu convaincante, mais plutôt sanguinaire avait installé dans une position confortable le général François Bozizé, qui a usé à l’époque de la ruse politique pour solidifier son pouvoir. Dix ans plus tard, celui-ci s’est fait rattraper par certaines de ses pratiques peu orthodoxes ayant l’entrainé sur le chemin de non retour. La suite, tout le monde le sait.
Bref, c’est de cette manière que nos princes entendent nous gérer sans se bruler les doigts. Une fois, aux affaires on fait appelle aux siens et les nomme par ici et par là on s’enrichit sans état d’âme.
Mais, là n’est pas le problème. Dans cette colonne nous avons décidé de s’attaquer à la nébuleuse pratique de certains courtisans du roi de l’acabit du mister Balalu Maxime, ministre en charge du Secrétariat du gouvernement nous sommes; une institution qui joue un rôle transversal dans notre actuelle constitution de 30 mars 2016.
Des sources recoupées çà et là laissent croire, que l’ancien Directeur de cabinet adjoint du très controversé Sarandji Mathieu Simplice, monsieur Balalu Maxime afficherait des attitudes rétrogrades vis-à-vis de certains de ses plus proches collaborateurs supposés être de mauvaises ethnies. Selon toute vraisemblance, pour avoir toute l‘attention de ce  cynique mégalomane hors pair, il faut être ressortissant de sa région ou du MCU.
Certaines indiscrétions vont même jusqu’à révéler, que le projet du mouvement des fonctionnaires et agents de l’Etat du département dont le mec est en charge, gardé soigneusement quelque part,  serait truffé des noms des parents, amis et connaissances du ministre, qui envisagerait de faire le plein avec les siens.
Bon, c’est un fait vécu depuis la nuit des temps avec les régimes qui passent souvent à peine à jet de pierre. Mais c’est bien dommage, que personne ne tire la leçon des précédents fâcheux de la mauvaise, pardon, bonne gouvernance de nos dirigeants. Et, c’est avec cette pratique qu’on veut faire avaler à l’opinion nationale et internationale que l’on est des alliés politiques du président à qui le peuple a donné mandat pour le servir et non le contraire.
Point n’est besoin de revenir ici sur la démission de l’ancien sous préfet de Bogangolo, qui a servi les fonctions de service durant 18 ans sans être promu à une nouvelle responsabilité au sein dudit département. Chose qu’il ne pouvait supporter indéfiniment, en tant qu’humain, il a dû prendre ses responsabilités à deux mains pour repartir chez lui à la maison. Et, qu’est-ce qui ne dit pas que c’est une compétence que le pays à laisser poiroter dans la nature par la faute des avatars de la trombe de Maxime fils de Balalu ?
De quoi demander au président Touadéra, et son complice Ngrebada, d’être vraiment regardant dans les mouvements proposés par certains ministres truands pour ne dire mafieux prêts à sacrifier sur les fonds baptismaux les intérêts de la nation à leurs profits. Attrapez nous au prochain numéro.
 
Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 
 
 

Rédaction LQB