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A propos de la supposée candidature du général d'armée François Bozizé à la présidentielle de 2020 ...

Lundi 26 Août 2019

Bangui, 25 août (LQB). Çà circule depuis belle lurette sur les lèvres des militants du parti KNK, assimilés aux pro Bozizistes, au sortir de leur fabuleux congrès, tenu du 09 au 11 du mois en cours à Benzambé, village natal de l’infatigable François Bozizé Yangouvonda, président fondateur du dudit parti.


En théorie, cette spéculatrice fabulatrice est un reflexe relevant du naturel. Toutefois, il nous parait indispensable de pointer du doigt accusateur la malhonnêteté intellectuelle dont certains cadres de ce parti font preuve en laissant sciemment leurs bases, truffées des profanes, se masturber exagérément sur la supposée candidature de leur président fondateur, déchu, le 24 mars 2013.
A dire vrai, il nous semble judicieux de croire qu’avant de laisser boire l’opium bozizien à la base, il était indispensable que l’on déposaient sur la table de ce fameux congrès toutes les options ayant milité à la faveur ou défaveur de la candidature de leur patriarche Bozizé Yangouvonda François. Par exemple : présenté l’accord de Khartoum comme étant un modus vivendi d’un coté et de l’autre, s’interroger sur le passé plus ou moins lourd de leur candidat potentiel sur le plan judiciaire, soit-il. Tous ces paramètres ont été âprement discutés ? Mystère !
A fortiori, nous ne voyons pas d’inconvénients sur le principe de libre spéculation des militants et sympathisants du KNK, par rapport à la candidature de Bozizé qui fait des vagues après leur congrès. Mais, il n’en demeure pas moins que nous partagions nos points de vues avec ceux-ci dans l’intérêt de sauvegarde des acquis démocratiques de notre belle et riche cité.
Histoire aidant, l’on rappelle que l’ex empereur feu Jean Bedel Bokassa 1er a été poursuivi en justice par les parents des victimes de son régime pendant la période de son exil. Il avait eu le courage de tromper même la vigilance des services de renseignements français pour rentrer au bercail sous l’identité d’un certain Solet Nestor. Et, c’est à Bangui qu’il avait été identifié comme étant Bokassa, lui-même en chair et en os. La suite, c’est ce que l’histoire a retenu : l’homme a comparu et a été condamné à mort pour être amnistié après. Mais pourquoi Bozizé, ne s’inspire-t-il pas de la démarche de son mentor politique feu Jean Bedel Bokassa ?
Pourtant, c’était si facile de demander au peuple du pardon en lieu et place d’une prétendue candidature à la présidentielle comme si rien ne s’était passé de mauvais sous son magistère. L’histoire de rendre compte de sa gestion au peuple centrafricain avant de prétendre à quoi que ce soit.
Bref, c’est dire que l’ancien président François Bozizé, qui avait prêté serment sur la constitution de notre pays en novembre 2012 devrait commencer à proposer à notre nation son bilan que de rêver à revenir au pouvoir comme si de rien n’était. Là n’est pas le problème. De plus, le concerné lui-même ne s’est pas encore déclaré quoi que ce soit dans cet optique
De façon substantielle, nous pensons que François Bozizé, et son fils Francis devraient réfléchir à préparer un poulain dans leur base pour une candidature sans risquée. Au lieu de tenter l’impossible qui installerait notre patrie dans une sphère de tensions sociales inconsolables, les deux controversés personnages feraient mieux d’observer la voie de la sagesse pour inscrire leurs noms au panthéon. Derrière laquelle voie des vies humaines et des acquis démocratiques seront épargnés. Sinon, la contestation de la décision de la cour constitutionnelle serait considérée comme une simple provocation victimatoire Qui dit mieux !
Nguéma Ngokpélé Landry Ulrich
 

Rédaction LQB