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Au nom de la paix, le président Touadéra et ses flibustiers de la Cour constitutionnelle ne doivent pas empêcher la candidature de Bozizé. Sinon !

Jeudi 1 Octobre 2020

Bangui, 1er octobre (LQB). Loin de nous l’idée que d’aucuns peuvent se faire sur notre approche personnelle sur les préparatifs des échéances électorales sources de crises qui s’avancent à pas géant. Ah non ! Elle ne doit être considérée comme étant une position orientée, mais plutôt républicaine. Car, notre pays revient de très loin avec son cortège de malheurs, de douleurs sur fond de désespoirs frappants.



Sinon, le pouvoir monte à la tête, rend aveugle et insensible. Au pire des cas, il produit des résultats catastrophiques voire fait sombrer les acquis démocratiques d’un peuple. Tel est le constat habituel des histoires de certains hommes politiques de la planète terre qui, ont connu le malheur de se laisser entrainer par leur folie de grandeur.

C’est pourquoi, nous en appelant à la vigilance et à la tolérance dans l’intérêt de sauvegarde de notre patrie rongée par un chapelet des crises.
De Hitler Adolph, de l’Allemagne à Franco Francisco d’Espagne, en passant par Hirohito du Japon, Kadhafi Mouammar de la Libye, Habyarimana Juvénal du Rwanda, Patassé Ange Félix, Gbagbo Laurent de la Côte d’Ivoire, El Béchir du Soudan pour ne citer que ceux-ci au parcours à la fois riches et troubles, le président Touadéra et ses flibustiers de la cour constitutionnelle doivent s’inspirer de la fin tragique de l’histoire politique de chacun de ces hommes d’Etat pourtant brillants au départ.

Les militants, sympathisants et proches des présidents en fonction en
général sont les creuseurs de tombe de leur champion  comme dirait l’autre. L’on se souvient de ‘’Papa tout va bien’’ sous le magistère de feu Kolingba André président alors. Mais, contre toute attente, le Papa tout va bien a produit un résultat décevant faisant installer au 4è rang de la présidentielle de 1994, le naïf André Kolingba. Comparaison n’est pas raison, dit-on.

Ceci étant, le clan Touadéra, Bozizé, Dologuélé, Ziguélé ou Dacko peut rêver tout ce qui leurs ont été mis dans la tête leurs staffs respectifs.

Mais, il n’en demeure pas moins qu’ils sachent que les choses ne vont pas se réaliser mathématiquement comme leur ont laissé croire les enfumeurs. D’ailleurs, l’ancien président, François Bozizé Yangouvonda est mieux indiqué pour enseigner cette banale théorie à ses adversaires de la présidentielle du 27 décembre prochain.

De plus, nous sommes un peuple d’entre deux guerres. Nous avons besoin de beaucoup de message d’apaisement, de cohésion sociale, de vivre ensemble, de relance économique, de fermeté vis-à-vis des forces nuisibles. Ces ingrédients sociopolitiques et culturels sont galvanisants pour un peuple meurtri, divisé en mille morceaux, rongé par la paupérisation.

Voilà, qu’au lieu que l’opinion dans son ensemble se cristallise autour des idées devant permettre au Centrafrique de se renaitre de ses cendres, il y a une sorte d’envoûtement qui honte les esprits de certains malins de notre cité. Bloquer la route à certains compatriotes qui envisageraient de postuler aux élections présidentielle et / ou législatives. Stratégie ou mauvaise foi ? C’est ce que nous essayerons de comprendre au travers le comportement des uns envers les autres.

Le hic ? Çà parait plus simple mais compliqué : les choses risquent de tourner en défaveur du peuple dans son ensemble.
Le cas de la candidature de Bozizé qui, fait tâche d’huile ces derniers temps dans les milieux politiques nous met la puce à l’oreille au point même d’intriguer plus d’un.

Aussitôt investi par les militants de son parti KWA NA KWA lors de leur congrès tenu à Bangui, du 24 au 25 août passé, l’ancien François Bozizé Yangouvonda fait l’objet de percussion politique à vue dès l’annonce de sa candidature à la présidentielle en perspective.

Les persécuteurs et autres détracteurs, de l’ancien président François Bozizé y voient en l’homme un candidat potentiel à la course. Pour tout dire, le charisme politique  de l’ancien déchu de la coalition Séléka ombragerait le personnage contrasté du président Touadéra.

Et, ce n’est plus un secret de polichinelle, il s’avère que certains militants pseudos-stratèges du MCU et proches du président Touadéra, ont mis un éventail de plans machiavéliques visant à empêcher vaille que vaille la candidature de François Bozizé. Tantôt, c’est sur la corde de la justice  que les mecs entendent coincer la candidature de l’ancien homme fort du 15 mars 2003 tantôt, via leur caisse de résonnance la cour constitutionnelle que, le jeu va être fait pour freiner Bozizé dans son élan. Sic.

Si cela s’avère, nous pensons que ces plans ne militent pas vraiment en faveur des acquis démocratiques dont chacun de son côté en réclame la paternité.

‘’C’en est trop’’, ‘’C’en est trop’’, dirait l’autre.

Pour être honnête, nous pensons pour notre part qu’autant, on trouve comme raison d’Etat collaborer avec les rebelles au point de leur sortir de l’argent dans la caisse du trésor public autant on donne les mêmes possibilités à l’opposition démocratique pour que personne ne se sente frustrée ou persécutée. Ou bien !

Entre nous, la main tendue ne devrait pas être à la direction de tout le monde ou seulement à l’endroit des rebelles qui massacres les populations que vous les politiques vous sollicitez leurs bulletins ? C’est cela la question fondamentale.

En somme nous, devrons déduire que l’ancien Bozizé au passé de maquisard depuis son retour fait preuve d’un homme sage et coopératif. Mais, il semble que le clan Touadéra assimilé aux démons de la paix se sont inscrits dans la logique d’un affrontement. C’est pourquoi nous pensons que le président Touadéra doit être prudent face  aux conseils de ses serpents à sonnettes qui font la pluie et le beau temps dans son giron.

En fait, Bozizé personnellement ne serait pas la cauchemardesque de Touadéra et son MCU. Il faut s’attendre à la collective des proches de Bozizé et leurs ramifications. Quand aux conséquences des actes présumés malencontreux du président Touadéra et ses flibustiers de la cour constitutionnelle, nous ne sommes pas en mesure de dresser un bilan estimatif. Mais, la facture sera salée pour le pouvoir en place, si jamais il venait à prendre une décision irresponsable. 

En attendant la date butoir de la validation des candidature par la cour constitutionnelle, le 18 novembre prochain, il est judicieux que le pouvoir en place évite de pousser à bout un peuple exaspéré par un taux exponentiel de l’insécurité et la pauvreté. ''Ne jamais réveillez le lion qui dort'', dit-on. Qui vivra, verra !
 
Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 
 

Rédaction LQB

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