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Bientôt le régime de Bangui fera face à sa réalité avec une tension de trésorerie aggravée.

Jeudi 3 Juin 2021

Bangui, .3 Juin (LQB). Théoriquement tout revirement à 180 degré de la diplomatie ne peut produire que des conséquences positives et ou négatives. Et, dans le cas d’espèce de Centrafrique, il y a de la matière à exploiter. Comment ?



Un Etat improductif économiquement voire réduit au statut d’un démuni ne peut songer jouer au double jeux qui pourraient compromettre son destin sociopolitique au motif que ses relations avec ses partenaires traditionnels datant de l’époque postcoloniale, sont improductives. Cela parait politiquement suicidaire aux yeux d’un homme avisé.
Car, un singe perché sur une branche d’arbre ne saute jamais dans le vide tant qu’il n’a pas une autre en vue, il continu toujours de conserver ce qu’il a sous ses mains et pattes.
Mais est-ce le cas du régime de Bangui qui vit sa réalité ô combien triste pour ne pas dire misérable depuis toujours ? Mystère !

Ceci étant, un pays avec un taux budgétaire et PIB les plus faibles de la planète avec une population qui croit en vitesse exponentielle, vivant dans une paupérisation rampante, à notre humble avis, doit négocier sa mutation socioéconomique par une diplomatie performante et non dans la jonglerie dont le prix à payer pourrait être féroce et regrettable.

Point n’est besoin de rappeler ici que la puissance d’un Etat repose principalement sur son économie, armée et sa culture.

A propos de l’économie nationale centrafricaine.

Comme nous l’avions évoqué ci haut dans notre réflexion, il s’est avéré que notre pays ne produit pratiquement rien. Sinon, réduit à la consommation via l’importation et un manque cruel d'infrastructures de base (...).
Le budget national non seulement est assis sur les rentrées fiscalo-douanières, mais également sur un chapelet d’aides extérieures dont les grands donateurs sont la France, l’Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI), les Etats unis d’Amérique pour ne citer que ceux-ci. Lesquelles aides sont souvent conditionnées par un certain nombre de comportements liés au respect des principes sacro-saints de la démocratie made occident.
Justement c’est sur la question de ces conditionnalités que le régime de Bangui s’est cogné la face dès son entrée sur la scène sociopolitique.

La France qui donne annuellement une enveloppe de plus de 10 milliards de francs CFA au titre de sa contribution personnelle à notre pays,  s’obstine de verser cette manne cette année. L’Union européenne qui octroie annuellement une rallonge budgétaire à la République centrafricaine via sa ribambelle projet socioculturel est devenue ces derniers temps visiblement dubitative.

D’ailleurs, plusieurs fois, l’UE a attiré l’attention du gouvernement centrafricain sur certains comportement peu cordiaux qu’affiche l’opinion publique nationale dont le pouvoir de Bangui est pointé du doigt accusateur d'être le maitre à pensée de certains journaux à sa solde plus précisément sur la question de la compagne de dénigrement de l’ancienne puissance coloniale qu’est la France. Effectivement, les partenaires de l’UE ne cessent de dire à nos autorités gouvernementales que la France traitée de mouton noire dans notre cité est l’un des leurs qui contribue efficacement aux aides qu’elle nous octroie. Donc, si la France refuse de verser sa part d’aide, il est évident qu’elle est aussi capable de faire un lobby susceptible de bloquer toutes les aides de l’Union européenne en direction de la République centrafricaine. Voyons !

Par déduction, ce qui explique en partie, les tractations financières auxquelles le gouvernement fait face ces derniers temps. Tout serait parti de l’entêtement du régime de Bangui à vouloir laisser les choses s’empirer. ‘’Les conséquences corrigent mieux que les conseils’’, dit-on.

Sur le plan militaire.

Même si les exploits militaires de nos FACA sont ovationnés par la population dans son ensemble, mais il n’en demeure pas que ces exploits risquent de produire un effet de feu de paille, à partir du moment où notre économie subie des ondes de choques le conduisant à la régression dangereusement.

L’idéal consistait à maintenir le parfait climat de coopération existant entre la France et le Centrafrique en confiant à la Russie la tâche de la refondation des FACA et pourquoi pas le terrain culturel aux USA ? Puisque lui-même, le président Touadéra ne s'en cache pas sous les camaras pour déclarer urbi orbi qu’il y a de la place pour tout le monde. En agissant ainsi, nous pensons que le grand comptable de notre cité pourrait résoudre la question de la rébellion qui fait couler de l'encre et la salive. Qui plus est, elle (rébellion) tire leur légitimité dans les frustrations, la mauvaise gouvernance, l’injustice sociale (…).

Pour tout dire, tel que c’est parti, le gouvernement a intérêt à déployer son artillerie de la diplomatie pour parer au climat de tension sociale qui enfle de jour en jour au point d’assombrir notre belle et riche patrie. Car, la suite des mois, de l’année n’est pas rassurante, si les robinets d’aides ne sont pas réparer. Nous risquerons de connaitre de moments de soubresauts indescriptibles : de mutinerie à la grève sauvage en passant par la flambée des prix et bien d’autres comportements aux conséquences incalculables. Ou bien !
Tout zo a tèyé. Ni la apè ? Hein !
 
Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 
 


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