Menu

Camp de Roux : Mort suspect du détenu politique Moussa Fadoul Hassaballah…

Dimanche 28 Juin 2020

Bangui, 28 juin (LQB). Les funérailles du défunt Moussa Fadoul Hassaballah, ancien maire du 3e arrondissement de la ville de Bangui s’est déroulée le 26 du mois en cours au domicile familial situé au quartier Mamadou M’baïki au dans le 3è arrondissement de Bangui.



Maire du 3è arrondissement de la ville de Bangui, dans les années 2003-2010, feu Moussa  Fadoul Hassaballah a rendu son dernier soupire le 23 du mois en cours, dans des circonstances troubles. Alors qu’il croupissait dans la geôle de la prison de camp de Roux sous mandat de dépôt au motif qu’il est présumé accusé de vol en bande organisée des véhicules.

Il a été aussitôt enseveli, selon la coutume, et le rite musulman.

Les funérailles, célébrées  selon la culture musulmane ont pris fin dans ladite journée devant plus de 10 mille publics spectateurs assimilés aux parents, amis, confrères et bien autres connaissances venus massivement pour assister à cette cérémonie d’à-Dieu. Plus de 120 véhicules et 300 motos ont accompagné le disparu vers son dernier demeure.

Le défunt Maire du 3e arrondissement, feu Moussa  Fadoul Hassaballah croupissait en prison où il était tombé malade, et la mort qui s’en est suivi a provoqué la colère de ses proches parents contre le gouvernement, qui selon eux n’était pas favorable à l’évacuation  sanitaire du dé cujus prétendument malade.

Point n’est besoin de rappeler à qui veut le croire que l’interpellation de feu Moussa  Fadoul Hassaballah  qui devrait durée  72 heures au titre de garde à vue, s’est prolongé jusqu’à un an et trois. Sans qu’il soit entendu ni par le juge d’instruction, ni être jugé, jusqu’à ce que la mort s’en suit…

Certaines indiscrétions laissent croire que les proches parents du détenu politique feu Moussa  Fadoul Hassaballah  ont introduit à l’administration pénitentiaire une demande d’évacuation sanitaire. Laquelle demande est restée lettre morte  jusqu’à ce que son état de santé fut dégradé entrainant à sa mort. En dépit de l’intervention de son médecin qui remuait ciel et terre pour obtenir sa est libération provisoire afin de lui administrer des soins appropriés. Mais hélas !

Au demeurant , c’est la déception, l’amertume  et la consternation au sein de la famille nucléaire et les coreligionnaires du regretté Moussa  Fadoul Hassaballah. Sinon, à leurs yeux leur père et cher parent est mort par la faute du gouvernement qui s’était offusqué de le libérer pour ses soins. Histoire de croire que si le gouvernement avait libéré feu Moussa  Fadoul Hassaballah  pour ses soins médicaux le gars ne serait pas mort. Sic.

En termes clair, aux yeux de ses parents, il y a un lien de causalité entre l’attitude du gouvernement et la mort de leur frère défunt. Le refus du gouvernement a accordé la liberté provisoire à la victime pour ses soins médicaux est interprété comme une main basse visant à tuer à petit feu Moussa  Fadoul Hassaballah.  Probablement, chose faite.
Si cela s’avère, l’on est en droit de poser la  question de savoir à qui profite réellement le décès de feu Moussa  Fadoul Hassaballah  ? Mystère !

Peut-on accuser la lenteur de la procédure judiciaire comme étant en partie l’une des raison ayant entrainé la mystérieuse mort de Moussa  Fadoul Hassaballah  ?
Selon toute vraisemblance, les proches parents de la victime pensent pour leur part que feu Moussa  Fadoul Hassaballah  n’était nullement pas coupable de ce dont elle a été injustement accusée.  Il arguent même que le regretté avait toutes les chances de son coté si la justice venait à être dites dans son dossier.

Pour être honnête, le dilatoire dans la procédure judiciaire est perçu comme un acte de mauvaise foi et d’injustice flagrant envers un citoyen appartenant au groupe des minorités. Sinon, les faits qui lui sont reprochés n’avaient qu’un seul but, celui de salir sa réputation et sa personnalité aux fins de l’humilier. 

Bref, c’est dire qu’au moment où nous mettons sous presse, la quasi-totalité de la population de km5 est très remonté contre le gouvernement pour cet accident malheureux ayant entrainé la mort d’homme comme un acte d’injustice envers leur communauté.

De mémoire, feu Moussa Fadoul Hassaballah fut l’un des bâtisseurs de notre emblématique  centre commercial situé au quartier Mamadou M’baïki communément appelé km5. A la tête d’un petit empire d’export-export, l’homme avait mis son génie en jeu pour donner à ce centre commercial de renommé national sa dimension actuelle.  Feu Moussa Fadoul Hassaballah était devenu un mécène pour les uns et manager pour les autres, de son vivant. Où avec sa posture d’homme d’affaires très influent et membre du politique de KNK, il avait fabriqué plusieurs de ses concitoyens et confrères. Un véritable meneur d’hommes. 

Feu Moussa  Fadoul Hassaballah , a-t-il été victime d’un acte savamment politique ou crapuleux occasionné par une autorité publique ? A-t-il été mort d’une mort naturelle ou occasionnée par une main invisible ? La réponse à ces questions sera bientôt connue.

Malko Sétouan
 
 
 

Rédaction LQB

Flux RSS