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Ce que demain réserve au Centrafrique et son peuple, après l’investiture du président Touadéra réélu pour un mandat de 5 ans ?

Jeudi 6 Mai 2021

Bangui, 06 mai (LQQB). C’est la question fondamentale que se posent actuellement bon nombre de Centrafricains. Et ce, après la réélection dès le 1er tour de la présidentielle du 27 décembre 2020 du candidat président Faustin Archange Touadéra, et son investiture célébrée en grande pompe par les juges de la Cour constitutionnelle, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 30 mars dernier. 15 mars 2016-15 mars 2020. quel est le bilan du 1er quinquennat du président Touadéra dans les domaines politiques, sécuritaires, social sur fond de pression sur le locataire du palais de la Renaissance ?


Sur le plan politique

Dès son élection à la magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, le président Touadéra avait prôné le ut et à qui veut lire l’entendre, le « politique la rupture avec les vieilles pratiques politiques du passé ». Mais, cinq (5) ans après, où en sommes-nous avec cette « politique de rupture », tant prônée par l’homme fort du 30 mars 2016 ?

Dans les faits, c’est très triste et regrettable ce que nous constatons aujourd’hui sur le terrain. L’opposition démocratique qui cherchait ruiner la vie politique nationale est exercée à part, musclée par les bourreaux du régime en place, sans oublier aussi  que ces droits d’aller et de venir de certains opposants sont bafoués et foulés aux pieds, sans aucune preuve de procès. Incroyable, mais pourtant vraie.

Et que disons-nous également de certains publics manipulés qui sont à la solde du pouvoir en place, enclin dans l’art de désinformation incitation à la haine, à la violence contre l’opposition démocratique. Cela dépasse tout entendement humain et  nous laisse perplexe sur le plan sécuritaire.

Même si les forces de défense et de sécurité (FACA, Gendarmerie et la police)  sont en pleine phase de leur restructuration ils sont en train de monter en puissance, beaucoup de choses restent  encore à faire en termes de discipline et de respect des droits fondamentaux humains.

Une crise nationale véritablement républicaine, pluriethnique et disciplinée n’est pas pour demain en Centrafrique !

Sur le plan humanitaire, bien que nous votons quelques avancées réalisées dans ledit ….., toujours, la situation humanitaire sur le terrain reste et demeure……………..sur une bonne partie du territoire national (cas de déplacés intenses et des réfugiés). C’est dire que le gouvernement est incapable de protéger comme il se doit les populations civiles.

Sur le plan économique certes, il y’a eu amélioration au niveau des recettes fiscalo-douanières, c’est avec de regret que nous avons constaté que les hautes personnalités qui gravitent autour du pouvoir de Touadéra sont tellement versées dans les malversations financières et autres détournements des biens  de l’Etat, sans être inquiétées un seul instant par la justice de leur propre pays. Est-ce possible sous d’autres cieux ? Cela a eu un impact négatif sur le panier de la ménagère.  Le culte de personnalité, le giottisme, l’affairisme au sommet de l’Etat, l’impureté sont érigés en mode légaux de gestion de la République, du 30 mars 2016 au 30 mars 2021. Et avec tout ce triste constat, vous avez dit : « rupture avec les vieilles pratiques politiques du passé ? ». De qui se moque-ton ! De la RCA et de son peuple ?

Les réponses à ces questions posées reviennent à qui de droit. Seulement, nous faisons remarquer aux uns et autres que : « vivra verra », durant ce 2e mandat de 5 ans du président Touadéra.
A bon entre deux, salut !
 
Ernest Mambaye
 


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