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DDR-R : la quasi totalité du personnel ne seraient que des parents, beaux-parents, amis, connaissances du ministre délégué Noël Selesson.

Vendredi 23 Août 2019

Bangui, 23 août (LQB). Sans coup férir, le régime Touadéra ne s’est pas départi des autres qui se sont illustrés négativement aux yeux de l’histoire de notre belle République. Sinon, le leitmotiv lancé par le locataire de notre palais de la Renaissance, le président Faustin Archange Touadéra, ‘’la rupture avec les pratiques du passé’’, consisterait à se mettre au dessus de la mêlée du genre à marquer la différence. Est-ce le cas ? Mystère !


Oui, le mystère est grand et révoltant. Comment ? C’est ce que nous allons explorer ensemble.
L’histoire aidant, nombre des régimes qui se sont succédés au pouvoir font preuve de pratiques peu catholiques. De la mise en place des gouvernements à la nomination à des postes de responsabilités en passant par l’octroi des bouses de stages et formations ainsi que des grades aux soldats et le choix des ambassadeurs sportifs de notre cité sans une autre forme de considération, font l’objet de frustrations et de grincement de dents depuis la nuit des temps.
Point n’est besoin de rappeler à qui de droit les circonstances ayant huilé l’accession au perchoir du président Touadéra si ce n’est en partie la fâcheuse manière de gérer la chose publique de ses prédécesseurs. De plus, le peuple dans son ensemble exaspéré de ces pratiques lugubres érigées en mode de gouvernance, semble déterminer implémenter notre patrie du bon coté de l’histoire.
Justement, c’est cet envie de voir notre nation comptée parmi les autres du monde que des agitations sur fond de dénonciations et de révoltes jaillissent à tout bout de champ comme pour montrer leur sentiment de ras-le bol.
Et, la façon dont la structure de DDR-R par le tristement célèbre ministre délégué Selesson Noël ne peut laisser indifférent plus d’un.
Des informations plus ou moins fiables font état de ce que gestion du département du ministère délégué au désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement confié au Colonel Bienvenu Selesson souffrirait d’un problème de mangement. Le responsable dudit département serait pointé du doigt accusateur pour ses manœuvres sournoises déshonorant notre patrie qui aspire à la démocratie participative.
Selon toute vraisemblance, ce ministre délégué répondant au patronyme de Selesson Noël, fabriqué de toute-pièces par son cousin président Touadéra en ferait les choses à sa tête. Son comportement plus ou moins rétrograde voire intrigant pousse à penser que l’homme aurait probablement reçu des consignes de son mentor pour imposer ses pions à lui à tous les niveaux du jeu. Sinon, quel est ce ministre qui prendrait ce risque de ne nommer  que des parents, beaux-parents, amis et connaissances sans être inquiété par le comptable numéro 1 qu’est le président de la République ? 
S’il s’avère que le président Touadéra n’a pas effectivement donné une quelconque consigne par rapport aux manœuvres de basses besognes de son cousin germain Selesson Noël, pourquoi n’aurait-il pas arrêté l’hémorragie ? N’est-il pas informé ? Et, c’est avec cette fâcheuse façon de manager que le pouvoir en place espère gagner les élections prochaines ? Ah non ! De qui se moque-t-on ? Hein !
Pour être honnête, nous n’avions pas dans notre annale d’histoire des institutions de la République d’un régime au relent tribaliste, clanisme, régionaliste et autres où des tantes, neveux et amis soient-ils ressortissants de Damara, placés depuis là haut jusqu’au poste de planton. Du jamais vécu. Sauf, innovation made Touadéra.
Sur la base de ce qui se trame du système installé par le président Touadéra et ses ouailles, l’on s’interroge sur ce que demain nous réserve. Qui vivra, verra !
De quoi à donner raison à ceux qui pensent que notre pays souffre d’un problème pathétique qu’est la mauvaise gouvernance. Vrai ou faux ! A suivre.
 
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Nguéma Ngokpélé Landry Ulrich
 
 
 

Rédaction LQB