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Des lingots d’or d'une valeur de 1,6 milliard de FCFA saisis par la douane camerounaise à l'aéroport de Douala.

Mardi 6 Août 2019

Bangui, 06 août (LQB). La RCA, est devenue un véritable passoire accessible aux mafieux qui viennent de tous les quatre coins cardinaux de ce monde. Ils entrent librement, comme bon leur semble pour asseoir leur sombre dessein qu’est le pillage des minerais d’or et diamant, qu’ils prennent même à satiété. Ils en emportent librement comme leur semble bon dans un pays où les autorités et presque tout système de contrôle n’existent qu’à titre figuratif.


On se demande si l’aéroport internationale de Bangui M’pocko est aussi occupé par les rebelles ? Car, les zones occupées par les rebelles échappent certes au contrôle de l’Etat. Mais qu’en est-il de l’aéroport de Bangui M’pocko, qui demeure sous le contrôle de l’Etat via les forces de défense et de sécurité ? Que font ces agents de l’Etat, de  Douanes et de la police qui sont postés à l’aéroport de Bangui M’pocko?
Ailleurs, les gens travaillent en toute conscience professionnelle pour l’intérêt de leurs pays respectifs. C’est le cas de Cameroun voisin dont le service de douanes a pu mettre la main sur des lingots d’or, bien qu’en provenance de Centrafrique. Comme si les douaniers et les policiers  centrafricains sont aveugles. Ou, simplement il leur manque la compétence ?
A dire vrai, si l’on ne ménage aujourd’hui aucun effort pour arrêter cette hémorragie la RCA s’appauvrirait totalement de ses ressources naturelles dans une décennie proche. Il s’agit de pillages et trafics illégaux des ressources naturelles de Centrafrique, qui ne profitent pourtant pas aux ayant droits. D’après les différents rapports de la Banque mondiale plus de 60% de centrafricains vits au seuil de pauvreté avec moins d’1 dollars par jour, nonobstant ses potentiels ressources naturelles.
Avec une telle allure le centrafricain ne sera plus jamais fier de ses richesses minérales, en l’occurrence le diamant, et l’or, puisqu’elles disparaîtraient si l’on n’arrête pas l’hémorragie à tant. Alors que les enfants de nos enfants jusqu’à plusieurs générations ont droit aux ressources de leur pays. Pourquoi les laisser aux portés des étrangers mafieux de tout bord au détriment des fils du pays contemporains ?
Il a fallu la vigilance  des douaniers  Camerounais, pour saisir des colis  illégaux à bord d’Air Ethiopian, bien qu’en provenance de Centrafrique. Les faits ont eu lieu   précisément à 11h45, à l’aéroport de Douala, le 06 du mois en cours. Lesdits colis contenaient des couvertures destinées à être distribués aux passagers dans l’avion. Alors, que des lingots d’or étaient dissimulés dans ces colis, dont le poids  pouvait atteindre 60kg, et la valeur  estimée à 1milliards 600 millions FCFA, à destination de Dubaï, et la Chine. Les sujets, en possession de ces colis travaillent pour un richissime homme d’affaires chinois, installé au nord du Cameroun.
Voilà, c’est comme ça que les minerais centrafricains s’envolent sans que l’on puisse s’en apercevoir si ce ne sont, que les complices de ces mafieux. Nul ne peut savoir, ni imaginer la quantité qui a pu être passée inaperçue, si seulement 60kg ont pu être saisis. Et là l’on peut supposer que la RCA, en perd plus cela.
Le trafic illégal des mines centrafricaines non seulement la voie à  l’appauvrissement de son sous sol, mais aussi  influe négativement sur l’économie. Bien, des entreprises minières légalement installées ont profondément chuté de leurs croissances. Tel est le cas de la société ADAMASSWISS, spécialisée dans l’achat et la fonderie qui paye les impôts à l’Etat et emploi au moins une vingtaine des compatriotes, pères de familles. Depuis une belle lurette elle ne gagne plus de marché, du fait de ces flux d’exportation clandestine à l’état brute. BADICA et bien d’autres sociétés étrangères ou nationales ont fait les frais de ces pratiques frauduleuses et déloyales  sous les yeux complices et incompétents de nos gouvernants.
A cela, s’ajoute le système d’exploitation, et l’exportation des ressources à l’état brute. L’Etat, se permet de conclure des contrats avec des firmes, qui avalent  les mines à l’état brut au lieu de les transformer localement. Alors, que les investissements étrangers ne devaient cibler plus le secteur secondaire. C’est-à-dire les entreprises industrielles qui peuvent transformer localement les matières premières, dont les produits semi finis, ou finis peuvent être destinés à l’exportation susceptible de générer à l’Etat une forte valeur ajoutée, et créant en même temps plusieurs emplois au profit des jeunes diplômés.
L’Etat a ainsi, l’obligation de renforcer son contrôle frontalier à travers ses agents, qui de leur tour ont l’obligation de s’appliquer dans leur responsabilités professionnelles.
Denis Ngana  
 
 
 
 

Rédaction LQB