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Et si Touadéra s’inspirait des modèles de D. Dacko et J.B. Bokassa pour le relèvement économique de la RCA

Mardi 6 Août 2019

Bangui, 06 août (LQB). Jour par jour, voilà trois bonnes années, se sont écoulées pour le mandat actuel du Pr Faustin Archange Touadéra. Durant ces trois années, le MCU, formation politique du Président Touadéra n’a fait que présenter un bilan plus politique qu’économique ou sécuritaire.


Et si Touadéra s’inspirait des modèles de D. Dacko et  J.B. Bokassa pour le relèvement économique de la RCA
Nous savons tous que la situation est encore dramatique avec plus de 7 années de crise politico-militaires qui ont détruit tout le tissu économique et effondré les fondements de l’économie nationale. La plaie est profonde, mais cela n’empêche que l’on construit demain à partir d’aujourd’hui. Au lieu de se contenter plus de sa réélection en 2020, le président de la République  à l’obligation de tenir l’une de ses promesses électorales lorsqu’il déclarait qu’il fera tout ce qui est en son moyen pour le relèvement économique du pays plongé dans la misère avec la crise. Pour rafraichir  votre mémoire, petit rappel s’avère essentiel.
En effet, au lendemain de notre accession à la souveraineté internationale, le président David Dacko fit de la politique agricole son cheval de bataille, créant des centres de dressage de bœufs à Ktakpa (Dékoa) et à Bossembélé, distribuant des charrues  et bœufs en vue de la culture attelée dans les préfectures de la Ouaka, de la Kemo, de l’Ouham et de l’Ouham-pendé dans lesquelles il avait domicilié la culture du coton. Que de l’évolution traitant de graines de coton à Dekoa et à Pendé et nous passons…outre le coton, il avait développé la culture du riz dans la Ouaka et la Haute kotto, celle de l’arachide dans l’Ouham-pendé.
Un certain M.Decamps avait en charge le traitement du riz à Bambari, et à Bozoum, une huilerie d’huile d’arachide à Botima.
Parallèlement à l’agriculture, il avait regroupé les éleveurs peulhs en Ouham-pendé créant une laiterie à Bocaranga.
Dans les régions forestières, il avait développé la culture caféière et la culture de la roselet (fibre) en Ombella M’pocko d’autant que la culture maraichère s’était développée en Nana-mambéré sans oublier la culture de la pomme de terre à Sosso-Nakombo. Comprenez que de par cette diversification de l’agriculture et de l’élevage sa composante, les paysans centrafricains étaient à l’aise du profit qu’ils tiraient et de l’agriculture et de l’élevage, qu’on ignorait tout de l’insécurité. Il est à noter qu’il existait des coopératives de collecte des produits, appuyées par des crédits de campagnes agricoles octroyées par les banques de la place.
Cette politique agricole comme sous le vocable « retroussons les manches » deviendra « l’opération Bokassa » sous le régime Bokassa et l’opération « grand K » sous le régime Kolingba. Jetez un regard sur la caisse de péréquation et de stabilisation des prix des produits agricoles. Depuis 2013 à ce jour, aucun des régimes qui se sont succédés n’a pris en compte la situation des paysans que ceux-ci sont abandonnés à leur triste sort. Cette absence de politique agricole a eu pour effet la disparition des industries de transformation doubler des mutineries à répétition et les rébellions sauvages et dévastatrices. Les jeunes ne trouvent aucun intérêt à se livrer à une activité sans valeur à tel point que l’exode rural se développe. Certains villages  même ont disparu ou ne comptent que quelque nostalgiques limitées au niveau de la famille.
De cette pauvreté endémique, la France met à profit pour organiser la rébellion en notre pays faisant croire à certaines régions qu’elles sont abandonnées par le pouvoir central.
La République centrafricaine de notre point de vue, n’est plus un pays indépendant, mais une contrée française ou une banlieue d’un département. Dans nos bus et taxis, il est affiché à bord de ces véhicules des affiches aux couleurs bleu, blanc et rouge sur les étreins et au-dessus deux véhicules, en bas la mention ; « pour la paix, la sécurité en RCA ». Une manière de se moquer des pauvres centrafricains. Mais, lorsque la France prône la sécurité et la paix, elle continue à mener la politique de déstabilisation distribuant armes et minutions hélas !
Etant donné que la pauvreté endémique est l’une des causes de déperdition des jeunes, il est important que le gouvernement prenne conscience de ce facteur important pour dissuader la jeunesse à se livrer à des actes terroristes et de rébellions qui ne font que détruire davantage notre pays. Vous ne verrez les jeunes Camerounais se livrer à des actes de banditismes comme nous le connaissons en RCA. Plusieurs usines et industries sont créées, embauchant des jeunes et diplômés en quête du travail. Pourquoi donc, abandonner ses activités pourvoyant des moyens d’une vie décente pour être enrôler dans la rébellion ?
Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 
 

Rédaction LQB