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Et si le président Touadéra cautionnait les personnalités mafieuses de son régime : Cas de la gestion scandaleuse du ministre Justin Gourna-Nzako et autres.

Jeudi 27 Mai 2021

Bnagui, 27 mai (LQB). Vous pouvez vous en douter, mais jusqu’à s’enivrer devant ce qui se passe au pays de nulles parts ailleurs. Des personnages politiques peu scrupules, au passé trouble et mafieux sont bombardés à des postes de responsabilités sans prendre en compte leur moralité peu loquace et leur gestion de la chose publique qui fait l’objet de controverse pose préjudice à la patrie. Vrai ou faux !



Ceci étant, depuis toujours notre pays, le Centrafrique tributaire des aides et des dons de toute nature via ses relations bilatérales comme multilatérales, peine à se relever de son état léthargique. Ah non ! Ne nous demandez pas le pourquoi ? Sinon, c’est connu de tous que chaque grand comptable de notre cité qui est porté au perchoir soit-il par les voies des urnes ou coup de force, s’arrange d’une manière ou d’une autre de se faire entourer par les siens ; lesquels souvent produisent des résultats scandaleux sans être inquiétés par notre appareil réglé par têtes de ses clients.

Fait ubuesque. Certains ministres du président Touadéra qui font parler d’eux en mal dans bon nombre de milieux politico-diplomatiques et sportif est intriguant. Contre toute attente, il n’y a que certains ministres proches du camp adverse qui sont inquiétés pendant que ceux qui supposés proches de système continuent de piller, détourner et siphonner. Le cas des ministres Gourna-Nzako, Amit Idriss, Maxime Kazagui alias Ozagun inspire plus d’un.

Il vous souviendra que dans l’une de nos récentes parutions, nous avons révélé un certain nombre de comportements peu catholiques du ministre des postes et de télécommunications, mister Justin Gourna-Nzako qui baigne dans le gangstérisme politique. Tout simplement parce que l’homme se sentant partant de son fauteuil ministériel. Parmi lesquels actes ignobles et indécents, un arrêté pris en avril dernier, octroyant des indemnités téléphoniques aux fonctionnaires de son ministère jusqu’à un an après leur départ à la retraite. Une première dans l’histoire institutionnelle, sans risque de se tromper, au niveau mondial

Sans l’ombre de doute, l’homme qui a trahi son ex-président du parti, maitre Nicolas Tiangaye, pour conserver son poste ministériel, n’est pas le seul dans cette posture. Des noms circulent comme ceux de la défense, de transports, de l’action humanitaire et bien d’autres. Tout se passe comme si la patrie a affaire à des gangsters agissant en bande organisée dans nos services administratifs sous le nez et la barbe du grand comptable. Est-il complice ou innocent ? Dieu seul sait.
Les mecs se donnent à cœur joie d’assurer, par tous les moyens illégaux ou non conventionnels, les arrières de leurs protégés, au sein de leurs départements ou des entités sous leur tutelle. Une première au pays de nulles parts ailleurs qui devra être, immédiatement, annulée par le prochain ministre des postes et télécommunications, si d’ici là, aucun organe de contrôle, souvent laxiste, n’en prend pas la décision.

Après cet exemple qui n’est pas digne d’un ministre de la République, nos investigations nous ont conduit vers des nombreuses entités sous tutelles des départements ministériels qui procèdent allégrement au raclage de leurs caisses, au profit de leurs ministres ou Directeurs généraux, sans que cela ne suscite de réaction ou de sanction de la part des organes de contrôle tels que l’Inspection générale des finances ou le Contrôle général des établissements parapublics de la Primature.

Les caissiers ou services financiers de ces entités exécutent des dépenses, sans respecter les procédures adéquates qui doivent les régir. Il suffit de faire un tour dans les entités sous tutelle pour s’en rendre compte. Entre autres : des ministères des mines, de l’énergie, du tourisme, des postes et télécommunications, des eaux et forêts, pour ne citer que de ceux-là, vous vous rendrez compte des atrocités commises par leurs responsables.

Pourtant le ministre des finances et du budget, monsieur Henri Marie Dondra, a signé un arrêté interdisant de tels agissements et obligeant le versement de toutes les recettes de l’Etat, sur le compte du Trésor public. Mais, hélas ! Cette décision souffre de sabotage dont les tenants et les aboutissants ne sont autres que ces collègues ministres. Diantre !

En terme clair, ne pas obéir aux dispositions de cet arrêté, en dépensant les deniers publics, sans autorisation des autorités habilitées, est synonyme de détournements de deniers publics.
Signalons au passage que les auteurs de ces exactions honteuses se fichent éperdument des conséquences qui pourraient advenir en ce qui concerne la portée du fameux arrêté du ministre des finances et du budget, tout en sachant que c’est l‘argent du Trésor public et, donc, du peuple centrafricain. Zut !

Ah oui ! C’est bien dommage que notre pays se vouant à une culture d’impunité entretenue par nos autorités, il y a fort à parier qu’aucune action récursoire n’a et ne sera, jamais, engagée contre ces ministres ou directeurs généraux véreux.

De tels comportements sont, pourtant, connus de tous, mais qui en supportera les conséquences, lorsque les ministres et DG limogés auront disparu dans la nature ?

D’où raison pour nous de soulever cette penser problématique que le bilan de la gestion du mandat de Touadéra 1 serait mitigé voire amer. C’est au vu de ce que nous avons déroulé en terme de constat que nous nous sommes arrivés à cette déduction assortie des exactions perpétrées dans certains départements ministériels (disparition de véhicules ou mobiliers de l’Etat, arrêtés ou nominations fantaisistes et sans fondement financier, augmentation des charges de l’Etat, abus d’autorité ou de pouvoir, conseils d’administration illégaux depuis le 12 janvier 2021, etc.).
La mise en place du nouveau gouvernement, sans cesse reportée, devant marquer la nouvelle vision, notamment le virage vers l‘impunité zéro impulsé par le président de la République, Pr Faustin Archange TOUADERA, nous semble difficile à se matérialiser, pour ce dernier. Sauf s’il s’estime satisfait par son actuel Gouvernement. Mais, d’aucuns sachent que l’on ne fait jamais du neuf avec de l’ancien. Le peuple centrafricain a besoin d’un réel changement. Une chose est sûre, les représailles contre les groupes armés est un exemple valeureux des attentes des centrafricains.
Mais, livrer les criminels économiques de notre pays à la justice en est une autre pair de manche.
La sonnette d’alarme a été tirée, à plusieurs reprises, mais les auteurs de ces actes répréhensibles continuent d’agir sans crainte du lendemain ou avec la bénédiction de la plus haute autorité. Que doit-on comprendre par-là ? Hein ! Peuple centrafricain !
Un président plus ou moins honnête et proche collaborateur des ministres mafieux qu’est ce que cela veut dire ? Hein !

Touadéra aurait-il menti aux centrafricains ou ses Ministres, sans scrupule, veulent-ils le faire mentir, une fois de plus ? Affaire à suivre. Telle est la problématique qui nous trotte en tête et qui ferait l’objet de notre prochaine analyse.
 
Malko Sétouan
 


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