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Et si on parlait de la responsabilité politique et militaire de Touadéra en ses qualités du président de la République, chef suprême des armées...

Dimanche 3 Février 2019

Investi de plein pouvoir régalien, le président de la République, chef de l’Etat monsieur Faustin Archange Touadéra, est à ce titre le comptable en chef de la chose de la chose publique et le garant de la souveraineté nationale à partir du 30 mars 2016.


Date à laquelle la cour constitutionnelle et les sages représentants légaux de nos ancêtres ont remis la République aux mains de Touadéra,  contre ce serment en son article 38 du chapitre : « MOI……., JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT  LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION , DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LE BIEN ÊTRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONSFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES NI DE REVISER LE NOMBRE ET LA DUREE DE MON MANDAT ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERET NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN.» . Qu’en est-il dans les faits ? Dieu seul sait si Touadéra est à la hauteur de sa mission consistant à protéger sa nation et notre territoire national en termes de patrimoine national.
Mais qu’en est-il réellement des résultats de la prestation de ce supposé chef comptable en termes d’aptitude politique ? Mystère !
Sans coup férir, non seulement les Centrafricains n’ont rien à mettre sous la dent comme les parents, amis et proches de Touadéra bombardés à des postes juteux mais il y de quoi révolter plus d’un sur la gestion de la chose publique par le pouvoir en place. Y a qu’à voir comment le pouvoir de Touadéra réagit face aux massacres des populations civiles sans compter les pillages et incendies à grande échelle de certains villages et villes de nos provinces où les mecs se contentent de condamner verbalement sans assistance sociale ni une riposte appropriées pour faire en tendre raison au bandits, rebelles et mercenaires qui font la pluie et le beau temps dans la crise qu’a connu notre pays depuis belle.
Le président Touadéra s’est illustré durant ses presque trois ans de gestion dans de beaux et brillants discours qui font état de ce que son pouvoir fait des succès abstrait. Les choses vont tellement très vite que même en Centrafrique comme au de-là de nos frontières nombre des penseurs libres doutent même de la capacité de Touadéra à gérer une nation meurtrie depuis une longue année.
Il s’avère que le président Touadéra qui se morfond à signer des papiers par ici et à tenir des discours creux par là s’illusionne sur le terrain sur lequel il s’est retrouvé. Tout porte à croire que le président Touadéra assimile ses collabos rebelles qui écument bon nombre de nos provinces à des étudiants de l’université de Bangui qu’il pouvait les sanctionner avec son stylo à bille. Alors que les sanguinaires se sont inscrits dans la logique de violence; et la réponse qui tient à ce type de comportement, consisterait à utiliser la force comme moyen de leur faire écouter la raison d’Etat. Mais hélas !
Le dernier fait  à la date est l’attaque coordonnée des éléments de l’UPC du sulfureux chef de guerre Ali Darassa, à Bambari le  du mois en cours. Une attaque qui devrait être évitée si et seulement si le président utilisait des gros moyens pour faire reculer ces collabos dans leur velléité sanguinaire. Mais contre toute attente, il a laissé faire.
Et, la question légitime est celle de savoir pourquoi ?
Dès lorsque le président de la République  est bien informé de ce qui allait se passer pendant ce moment de jouissance pourquoi, il ne l’avait décommandé pour éviter le drame ? Aussi en sa qualité du chef suprême des armées pourquoi, rien a été fait pour dissuader en amont ces malfrats ? Le président Touadéra roule-t-il pour qui ? Son peuple ou les rebelles ! That the question.
 
Nguéma-Ngokpélé Landry Ulrich
 

Rédaction LQB