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Forum économique Arabo-africain de l’investissement international : En revue, les difficultés des opérateurs…

Mardi 17 Mars 2020

Bangui, 17 mars (LQB). Sous les auspices de son Altesse royale, général de division Nayef Bin Abdullah Bin Saud, Bin Abdelaziz, Al Saud, et de monsieur Robert Ngoki, président de la CCIMA, entendu chambre de commerce de l’industrie et de l’artisanat, le Forum économique arabo-africain de l’investissement international tenu à Bangui du 18 au 21 Février passé, a permis aux participants d’échanger des informations précieuses liées à leurs activités professionnelles. Ces assises regroupant les acteurs économiques centrafricains avec leurs compatriotes de la diaspora, et de certains pays arabes ont été l’œuvre savamment élaborée par l’organe faitière CCIMA en partenariat avec la chambre de commerce de Djeddah, permis à chaque partie prenante de porter sur les fonts baptismaux les problèmes auxquels ils se sont confrontés dans l’exercice de leur profession comme opérateurs économiques.



Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises,  le mardi 18 Février de 13 heures à 16 heures, le président de la séance monsieur Robert Ngoki, assis au centre des officiels en face desquels se trouve un parterre des opérateurs économiques des secteurs confondus, dans son speech,  présente ses compliments à ses hôtes, et autres invités de marque. Ensuite, il a exhorté vivement les participants à prendre part efficacement aux travaux de ces assises tout en insistant sur des échanges francs devant permettre à chaque participant de tirer son marron du feu. Histoire d’éviter des questions taboues. Entouré pour la circonstance par une cohorte des officiels de la diaspora, comme Narcisse Kamagnawodé, Hector Ngana, du guichet unique, et bien d’autres consultants, monsieur  Robert Ngoki, a ouvert le bal en demandant aux représentants de certaines structures sous l’autorité desquelles les opérateurs économiques sont appelés à collaborer.

C’est ainsi que monsieur Hector Ngana, bénéficiaire d’une tranche de présentation de module d’information a entretenu les participants sur les raisons socio-politiques ayant conduites à la création du guichet unique des formalités. Selon l’exposant, le Guichet Unique est créé en 2007 pour des missions précises : faciliter la création des entreprises, via des informations disponibles et fiables en fonction des tailles de ces entreprises, entre autres, société unipersonnelle à responsabilité limitée (SURL), société à responsabilité limité (SARL), société anonyme (SA), le tout visant à l’amélioration du climat des affaires dans un cadre juridique bien défini. Cette présentation a fait l’objet des discussions informatives et cordiales.

Tour à tour, les opérateurs économiques des secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont déroulés les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs activités respectives. Suite auxquels échanges  les consultants venus de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso,  de la France et du monde Arabe, qui n’étaient pas du reste, ont apporté leur expertise en la matière aux débats, aux allures émouvantes voire révoltantes. Sinon, l’expérience de certains opérateurs centrafricains déroulée en quelques mots en quelques temps a permis aux autres opérateurs, de la diaspora assimilés à ceux du monde arabe de cerner les vrais problèmes, qui font miner le système économique centrafricain  axé sur l’individualisme.

Entre autres, préoccupations des participants se trouvaient la question du non-respect et /ou de non application des conventions et autres textes juridiques, dont le Centrafrique est cosignataire, ainsi que la non vulgarisation des informations devant permettre aux opérateurs économiques de mener à bien leurs activités de commerçant,  sans oublier le manque d’appui ou l’indifférence de l’Etat aux acteurs économiques.
Précisant que ce forum qui a mobilisé autant de compatriotes, opérateurs économiques, ainsi que ceux de l’étranger et du monde arabe vise un objectif celui de consolider la coopération Sud-sud, avec centre d’intérêt agricole, médicale et logements sociaux, pour ne citer que ceux-là. Il a permis d’une part aux participants de comprendre les enjeux d’exercer en groupement qu’en individuel et d’autre part, les raisons pour lesquelles certaines organisations de ce même secteur constituent la cheville ouvrière  de leur Etat au travers leurs  génies de savoir-faire.

De quoi à saluer de telle initiative, visant à doter les opérateurs de ce secteur avec de bonnes informations pouvant les aider à mieux faire au lieu de compter sur l’Etat, les aides étrangères et/ou autres formes d’appui. Chose qu’ailleurs, les vrais tenanciers de l’économie nationale d’un Etat digne de son nom sont les acteurs du secteur privé.
Vrai ou faux !

Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé    
 
 

Rédaction LQB

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