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Grande interview avec le PCA du groupe TELECEL global, Laurent Foucher, en marge de la 3è session de l'Académie centrafricaine de presse

Lundi 4 Février 2019

Bonjour monsieur Laurent Foucher. En votre qualité du Président du Conseil d'Administration de TELECEL Groupe en séjour à Bangui. Qu'est ce qu'on peut avoir comme nouvelle de santé de votre organisation qu’est cet opérateur leader de téléphonie mobile en Centrafrique ?
Bonjour messieurs les journalistes. Notre groupe se porte comme le pays c’est-à-dire en plein renouveau On est encore dans une phase de je dirai d’investissement important. L’année 2019 est une année importante pour nous, pour TELECEL. Beaucoup d’investissement ont été faits en province, beaucoup d’installations d’antennes, beaucoup d’augmentation de capacité de réseau. La 3G de plus en plus installée partout. Notre groupe se porte relativement bien en transition. On accompagne la santé de la Centrafrique qui pour nous se porte également de mieux en mieux en dépit des déficits sécuritaires.


Outre votre casquette d'homme d'affaires, vous êtes aussi diplomate Centrafricain au sein de la Confédération Helvétique . Quelles sont autres actions que vous menez tendant à susciter d'autres investisseurs à vous emboiter le pas ?
           
En effet, vous avez raison, le Président Touadéra a renouvelé la confiance qu’avait mise en moi, la  Présidente Samba-Panza, maintenant mes actions sont relativement  limitées. Aujourd’hui, je pousse, j’encourage   beaucoup d’investisseurs à venir s’installer en Centrafrique. Notamment des groupes Européens.  Il y a un groupe qui fait partie de notre capital aujourd’hui, le capital TELECEL groupe qui est un grand groupe de distribution français, présent dans le monde entier, qui commence à s’intéresser au marché Africain et en particulier le marché Centrafricain. Evidemment, ce groupe à nous emboiter le pas.  Il y a des groupe non européens, un groupe turc qui veut s’installer dans la construction ici aussi, et  donc, nous encourageons, j’encourage, et promeus la Centrafrique tous ces investisseurs pour vite venir au lieu de laisser d’autres prendre de très belle place qui sont à prendre maintenant mais demain.

L'environnement des Affaires aujourd'hui est propice et vous favorise-t-il la tâche dans le plaidoyer que vous portez en faveur du pays ?
 
Alors, aujourd’hui c’est un peu paradoxe vu de l’extérieur de la Centrafrique, la situation sécuritaire fait peur, fait peur aux gens, aux investisseurs. Moi, je dis la situation sécuritaire est vraiment grave, mais elle ne peut pas et elle ne doit pas faire peur aux investisseurs. Aujourd’hui, le climat d’affaires en Centrafrique est relativement serein, il est contrôlé par un gouvernement responsable. Nous-mêmes nous sommes témoin que nos investissements ne sont pas en risque. La collaboration avec nos autorités de tutelle, est bonne. Les membres  du gouvernement à qui par notre activité notamment le Ministre de finances, nous avons une relation d’opérateur économique très seine avec eux. Donc nous pouvons confirmer, Je peux confirmer que le climat d’affaires est propice à une installation sans risque en Centrafrique,  Il y a beaucoup de pays Africains qui ne  peuvent dire la même chose sur le climat d’affaires. Ici, le climat d’affaires est  et sera hors en dépit du climat sécuritaire tendu.

En dehors de certains pays Baltes comme africains où vous disposez de gros investissements dans le monde de l’or noir (pétrole), de la téléphonie mobile et bien d’autres affaires, vous menez des actions sociales. Entre autres, appui multiformes aux médias, à la fédération centrafricaine de Boxe pour ne citer que ces quelques actions à caractère social. Quels sont les résultats de ces actions en termes d’impact à la date d'aujourd'hui ?

Alors, je m’en vais vous dire que ce sont ceux qui reçoivent les bénéfices de nos actions qui pourraient témoigner ça. En fait, il y a deux types d’actions : nous avons des actions de don récurrentes et très importantes à l’échelle de notre groupe, en tout cas. Nous n’avons pas que la Centrafrique, nos  actions sociales donc, la première de nos actions sont des dons. ça n’a pas tiré au moment où ce don est fait, après  il faut évidemment  que ces dons soient récurrents. Nous allons dans les prochains jours, on va arriver à Bangui pour le Complexe Pédiatrique de Bangui, un conteneur de 40 pieds, donc un plus grand  conteneur qui contient plusieurs dizaine de milliers de couches pour enfants destinés donc au Complexe Pédiatrique. Evidemment, c’est un don important pour nous et pour le Complexe, il représente près  de huit mois de consommation de couches pour enfant pour le Complexe Pédiatrique. Donc  C’est beaucoup aussi  pour eux, c’est beaucoup aussi pour nous.

Evidemment, une fois que ces couches ne sont pas de nature limitées au don. Après il y a  évidemment des dons d’accompagnement. Alors vous de la boxe et de sport en général, évidemment, gérons ça depuis des années, nous subventionnons, nous supportons, nous participons activement y compris  personnellement à toutes ces activités. Sur l’Académie Centrafricaine de la presse (ACAP), nous sommes avec la mission onusienne, la MINUSCA cette année, nous avons collaboré pour le financement de cette formation. Je crois de l’avis général, cette formation est très utile et elle a été très appréciée. Cette troisième session a été très suivie. Elle a été donc, je le rappelle, c’est en étroite collaboration avec la MINUSCA, monsieur  Monteiro, nous a accompagné tout le long de cette formation. il y a eu des journalistes Français, amenés par Charly Werly, du journal Le Ton.  Cette formation a eu un impact, je pense fort, sur les formés et sur les formateurs et au delà. Et pour terminer, nous avons aujourd’hui clôturé cette session, J’étais moi-même présent, avec d’autres de mes collaborateurs et la MINUSCA représentée par monsieur Monteiro était même présent et nous avons l’insigne honneur d’accueillir le Cardinal Archevêque de Bangui qui a célébré la fin de cette formation et tout le monde a reconnu l’intérêt  et l’utilité importante de cette démarche.

Nous sommes à l'heure des NTIC qu'est vous vous attendez des médias aujourd'hui dépendant de ces nouvelles technologies à ne pas connaitre le naufrage économique?

Ce qui manque encore aux journalistes et les étudiants journalistes en Centrafrique ce sont des moyens. Ils ont peu de moyens, peu de moyens en matériels, ils ont peu de moyens d’accès à la technologie et ces journalistes débrouillent un peu tout seul et c’est pour cela que  j’encourage les autres opérateurs à aider aussi à la formation des journalistes et à l’équipement de l’Université de Bangui,  des journalistes mais également de certains organes de presse parce qu’étant bien formés ils pourront diffuser une bonne information. Ça les aide en tout cas. Les nouvelles technologies apportent du bien et du  moins bon. Le bien on connait tous, la formation continue et beaucoup de bonnes choses et puis aussi les mauvaise choses qu’on appelle ‘’fake news’’. Les nouvelles fausses, ce sont celles que cette session de formation a voulu combattre, expliquer et combattre,  parce que la rumeur est  dévastatrice et tueuse. Il faut chasser les rumeurs. Et, c’était l’objet de cette session. Les  nouvelles informations, l’abus d’information n’est pas une bonne chose. Alors il faut les trier. Chose qui n’est pas facile
Nous vous remercions !
C’est à moi de vous remercier

Propos recueillis par Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 

Rédaction LQB