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LE COLLECTIF DES CADRES DU MINISTERE DES EAUX, FORETS MONTE AU CRENAU EN DENANCANT LES PRATIQUES PEU ORTHODOXES DE LEUR MINISTRE AMIT IDRISS

Samedi 11 Juillet 2020

Bangui, 11 juillet (LQB). Je ne comprends pas que les centrafricain ne comprennent pas qu’en signant l’accord de Khartoum intitulé « Accord politique pour la paix et la Réconciliation en Centrafrique (APPR-RCA), le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Firmin NGREBADA, sous la très haute impulsion de Son Excellence, Le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, voulait donner une opportunité aux centrafricains de retrouver la paix, la quiétude afin de relancer l’économie nationale.
En signant cet ultime accord, le Gouvernement et ses « PARTENAIRES POUR LA PAIX » voulaient créer les conditions idoines pour un développement socio-économique soutenu pour la lutte contre la pauvreté.



Malheureusement, cette vision salutaire du Chef de l’Etat n’est pas bien comprise par certains groupes armés belliqueux qui ont profité de cette trêve politique pour se réarmer et conquérir de nouveaux espaces géographiques en violation flagrante de l’APPR-RCA.

Le pillage des ressources naturelles (forestières, fauniques et minières du pays s’est accentué dans les zones sous contrôle des groupes armés.

Mais ce mal s’est également installé dans l’appareil administratif de l’Etat où certains ministres issus des rangs des groupes armés signataires de l’APPR-RCA brillent dans la prédation des biens de l’Etat et le raquettage des populations.

C’est le cas du Ministre des Eaux et Forêts, qui au lieu d’assurer la continuité de l’Etat en poursuivant les bonnes réalisations de ces prédécesseurs, afin de redynamiser le secteur forestier, se préoccupe davantage de remplir son parking privé avec des moyens roulants détournés de l’Etat et de remplir ses poches avec les fruits de raquettage systématique des personnes détentrices des produits forestiers.

Depuis sa nomination à la tête du Département des Eaux, Forêts, Chasseur et Pêche  en la faveur de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR), le Ministre Amit Idriss s’est illustré très négativement dans plusieurs domaines entre autres :

La prédation des moyens roulants du Département :
Le Chef du Département s’est illustré dans la prédation des rares moyens roulants  laissés sur place par son Prédécesseur l’ancien Ministre MOUKOUVE Lambert. Il a racheté plus de 3 véhicules et récupéré plusieurs motos de service qu’il a remises à ses parents pénalisant ainsi les actions de terrain pour la lutte contre la criminalité environnementale.

Le raquêtage des populations. Le Département des Eaux et Forêts a une Brigade Mobile de Contrôle (BMC) dont la mission principale est la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, fauniques et halieutiques. La BMC qui était très opérationnelle dans la ville de Bangui et ses environs est Basée maintenant à Bimbo avait comme principale mission le raquettage de toute personne qui détient des produits forestiers notamment les sciages d’origine artisanale.  

Dorénavant, c’est le Ministre en charge des forêts qui gère la BMC avec ses hommes de main à savoir le Colonel DILLA, Directeur Régional N°7, Coordonnateur de la BMC, le Lieutenant BESSIN, Chef de la BMC et l’Adjudant YAYA, l’agent de recouvrement des transactions.

Le Ministre lui-même programme les missions hebdomadaires de la BMC. A la fin de la mission hebdomadaire, le Chef de mission doit verser au Ministre plus de 500 000 FCFA. En outre, lorsqu’il y’a saisi de sciages illégaux, la transaction est faite directement par le Ministre via l’adjudant YAYA et le montant qui varie entre 800 000 et 1 500 000 FCFA est reversée directement au Ministre. En conclusion le Ministre encaisse indûment par semaine environ 1 500 000 FCFA soit au total  6 000 000 FCFA par mois.

Parallèlement, Le Ministre a instruit tous les Chefs de Brigade de la ville de Bangui et de ses environs ainsi que les Chef de cantonnement de la Direction Régionale N°1, de lui verser chacun par mois 150 000 FCFA.

Avec 15 chefs de Cantonnements et chefs de brigades, le produit de raquettage hebdomadaire versé au ministre atteint  2 250 000 FCFA.

Les Chefs de Brigade et les Chefs de cantonnement qui n’obtempèrent pas sont systématiquement  relevés de leur fonction d’où les fréquents mouvements opérés par le Ministre en vue de placer ses hommes de main.
Signalons enfin que ces importantes sommes qui sont prélevées hebdomadairement sans quittance n’ont aucune base légale.

Gestion opaque des menues ressources du Département.
Les principales menues ressources du Département proviennent de la vente des Certificats d’origine pour l’exportation des bois et des transactions sur les infractions en matière forestière et faunique.

Ces menues ressources varient entre 2 à 5 000 000 FCFA par mois. Le gestionnaire habituel de ces ressources est le Directeur des Ressources sous la supervision du Directeur de Cabinet. Les principales charges prises en compte par ces menues ressources sont : les salaires des garçons de surface du Département, les Primes Globales d’Alimentation (PGA) les agents forestiers en service à la résidence du Ministre, à la guérite du Ministère et au poste de contrôle sur les collines Bas-Oubangui et l’entretien des matériels informatiques.

Mais depuis fin mars passé, c’est le Ministre des Eaux et Forêts qui assure une gestion opaque de ces menues ressources au point que les principales charges précitées ne sont plus prises en charge. Par conséquent, les garçons de surface et les gardes forestiers sont démotivés et ont affecté au Ministre des Eaux et Forêts, le surnom  « d’ARGENTIVORE ». Mauvaise gestion des hommes.

Le  Décret N°17.064 du 09 février 2017, portant nomination ou confirmation des fonctionnaires à des postes de responsabilité au Ministère de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche est obsolète car non seulement le Département a été scindé en 2 (Ministère de l’Environnement et du Développement et, Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche) mais un nouveau Décret portant Organisation et Fonctionnement du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche est pris et demeure sans effet laissant plusieurs cadres dans les couloirs alors que les besoins humains dans les services déconcentrés sont importants.

Pour le Ministre, il ne voit pas l’intérêt de nommer des cadres à des postes de responsabilité qui ne lui rapportent rien. 
Mauvais climat de travail.

Que ce soit en réunion de cabinet dans la salle de conférence du Ministère ou en réunion restreinte dans son propre cabinet, le Ministre se comporte comme un dictateur en criant sur ses hauts cadres ou en les chassant comme des chiens de son bureau. Ce comportement rétrograde crée beaucoup de frustrations et ne favorise pas la cohésion sociale au point que plusieurs  hauts cadres sont démotivés.
Nous craignons qu’avec cette allure la situation pourra dégénérer un jour.  

En effet, ceci est un SOS que nous lançons  à nos illustres gouvernants afin qu’ils arrêtent cette hémorragie à temps pour que cet important Département continue de contribuer efficacement à booster l’économie nationale.
                                                                                                   Fait à Bangui, le 30 juin 2020.

LE COLLECTIF DES CADRES DU MINISTERE DES EAUX, FORETS, CHASSE ET PECHE.
 
 

Rédaction LQB

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