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La COD-2020 rend responsable l'échec du processus électoral en cours, l'ANE, le régime Touadéra et le G5 +

Mercredi 30 Décembre 2020

Bangui, 30 décembre (LQB). Ils l’ont formulé formellement lors d’une méga conférence de presse animée par Me Nicolas Tiangaye, Mahamat Kamoun, Alexandre Ferdinand Nguendet tous les trois entourés des représentants des autres membres de leur plateforme dénommée COD-2020 entendez coalition de l’opposition démocratique 2020, le 30 décembre passé au siège du mouvement Bèafrica Tié kwè (BTK ), situé au pk 4 sur l’avenue B. Boganda. Au cours de laquelle, à l’unisson, les membres de la COD-2020 refusant de se cacher derrière un baobab pour déplorer l’attitude ô combien irresponsable de la communauté internationale via ses émissaires du groupe des observateurs des élections, dénoncent avec la dernière rigueur la récente l’organisation des élections groupées qualifiées de farce électorale.


Devant un parterre des professionnels de médias, le porte-parole de la COD-2020, maitre Nicolas Tiangaye a livré le contenu de la déclaration de leur plateforme sur fond de constat amer et regrettable. Suite à laquelle déclaration des questions commençaient à fuser de toutes parts.

Sur la position de la mission des observateurs des élections de la CEEAC, la réaction de la COD-2020 n’a pas été tendre : « La République centrafricaine ne se limite pas seulement qu’à Bangui pour que la mission des observateurs de la CEEAC déclarent que les élections groupées se sont bien déroulées (…), s’interroge Maitre Nicolas Tiangaye. « Ces observateurs des élections de la CEEAC  deviendraient crédibles s’ils se déployaient sur toute l’étendue du territoire (…)», a-t-il ajouté.

Le volubile Kamoun Mahamat, président fondateur du mouvement politique Béafica tié kwè, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les organisateurs de ces élections groupées en ces termes : « (…), si chez eux ce type de scrutin est impossible, pourquoi alors nous l’avoir imposé ? », sur un ton sévère.

Maitre Nicolas Tiangaye revient à charge pour poser le problème autrement : « le régime Touadéra avait-il signé un accord de paix ou une alliance avec les groupes rebelles ? ». Nous ne sommes pas comptables de tout ce désordres connus sous e régime Touadéra (…) », a argué Maitre Nicolas Tiangaye, président fondateur du parti CRPS. Avant d’enfoncer le clou en déclarant que si réellement le régime Touadéra avait signé un accord de paix avec les groupes rebelles qu’est ce qui explique le pourquoi les candidats du MCU des zones sous contrôle des rebelles sont presque tous des rebelles ? ». çà veut dire ce que ça veut dire.

Quand au président fondateur du RPR, monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet qui affirme avoir sillonné plus de dix (10) préfectures de notre pays lors de la pré-compagne et compagne, s’est virulemment étonné de réaliser qu’il a été surpris de constater que le fameux plan intégral de sécurisation des élections (PISE) mis au point par la MINUSCA n’est effectif qu’à Bangui et non sur toute l’étendue du territoire national. « Pourquoi toutes ces manœuvres dissuasives ? », s’interroge-t-il

Monsieur Guétel a quant à lui, recadrer dans l’esprit des détracteurs de l’ancien président François Bozizé qui aurait rejoint la CPC. « Notre plateforme est régit par une charte (…). Nous reconnaissons comme allié principal le parti Kwa na Kwa »

Bref, la COD-2020 par la voix autorisées de son porte-parole M Tiangaye déclare ne compte pas rester les bras croisés devant ce qui apparait clairement aux yeux de tout le monde comme une farce présentée sous l’étiquette des élections. Il promet porter leurs revendications au-delà de nos frontières dans les semaines, mois voire les années à venir pour entendre raison à qui de droit.

En tout cas ça promet de l’étincelle en l’air entre la COD-2020 et les partenaires des rebelles pardon le gouvernement dans les jours à venir. De quoi garder son confort d'attention pour suivre le spectacle que vont se livrer ces deux dinausores qui se connaissent d'ailleurs mieux que quiconque. Pour le reste suivez notre regard …
 
N°   0075/COD-2020/CP/SEP.20
DECLARATION DE LA COD-2020 RELATIVE
AUX ELECTIONS GROUPEES DU 27 DECEMBRE 2020
La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents du mardi 29 décembre 2020, a procédé à l’évaluation des élections groupées du 27 décembre 2020.
Considérant les dispositions de la Loi N°19.0011 du 20 août 2019 portant code électoral de la République Centrafricaine ayant pour but de garantir l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes, inclusives et apaisées  dans notre pays ;

Devant la forte dégradation du climat sécuritaire à l’approche du scrutin du 27 décembre 2020, ayant conduit la COD-2020 à suspendre la campagne et à exiger le report des élections ;

Vu le recours introduit auprès de la Cour Constitutionnelle par six (06) candidats à l’élection présidentielle par un recours aux fins de la reprise des opérations électorales, suite au désistement du candidat Jean Serge BOKASSA, conformément à l’article 115 du code électoral ;
Face à l’impossibilité de la quasi-totalité des candidats aux élections présidentielle et législatives d’aller battre campagne en raison de l’insécurité généralisée ayant conduit à la confiscation des véhicules et du matériel électoral de la plupart d’entre eux et aux atteintes à leur intégrité physique ;  

Considérant l’échec total de la mise en œuvre « du plan intégré de sécurisation du processus électoral » signé entre le gouvernement et la MINUSCA, qui n’a nullement permis d’assurer la sécurité des électeurs, des candidats et du matériel électoral sur toute l’étendue du territoire.
Face à l’entêtement aveugle du Président TOUADERA et du G5+ visant à imposer coûte que coûte au peuple centrafricain des élections qui sont aux antipodes des standards internationaux universellement reconnus, la COD-2020 tient à porter à l’attention de la communauté nationale et internationale ce qui suit : les élections groupées n’ont pu se tenir sur toute l’étendue du territoire national comme l’exige la constitution et le code électoral. En effet, les électeurs dans 32 sous-préfectures ont été privés de leur droit de vote. Ce qui correspond à 2115 bureaux de vote sur 5449 soit 621 063 électeurs sur 1.850 000 électeurs c’est-à-dire 1/3 du corps électoral; dans certaines préfectures où la MINUSCA et le gouvernement prétendent avoir organisé les élections, un nombre infime de bureaux de vote dans quelques circonscriptions avec quelques électeurs triés sur le volet ont été contraints à aller voter ; à Bangui et dans l’arrière-pays où les scrutins ont été possibles, on a noté le démarrage tardif des opérations électorales fait à dessein, ce qui est une inobservation de la durée des 10 heures requises pour le déroulement de vote. (cf. art 67 du code électoral) ; l’absence des observateurs tant nationaux et internationaux dans l’arrière-pays; les dépouillements des résultats n’ont pas été faits aussitôt à la fin des votes et se sont poursuivis le lendemain. Par conséquent, les urnes ont été conservées par la MINUSCA en l’absence des représentants des candidats en violation des articles 72, 80 et 81 du code électoral; les représentants des candidats à l’élection présidentielle n’ont pu avoir les feuilles de résultat signées tel que prévu par les dispositions du code électoral (cf. art 84 et 85 du code électoral) ; dans certains bureaux de vote, le nombre des votants dépasse celui des inscrits; des bourrages massifs des urnes, des tentatives d’intimidation des électeurs et des achats des votes des électeurs ont été signalés partout.

En conséquence, la COD-2020 :
constate que les élections groupées du 27 décembre 2020 n’ont pas été justes et inclusives et ne sont nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain ; 
rend responsables de cette mascarade électorale l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E.), le régime de TOUADERA, le G5+ plus particulièrement le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Monsieur Mankeur NDIAYE ;
se réserve le droit de saisir  les instances internationales (Nations unies, Union Européenne, Union Africaine…) quant à la responsabilité personnelle de leurs représentants en tant qu’auteurs et complices de cette farce électorale ;
demande l’annulation pure et simple et la reprise des élections groupées du 27 décembre 2020 ;
dénonce et condamne les cas d’enlèvements et d’assassinat dont sont victimes la population civile, certains éléments FACA et militants de l’opposition démocratique ;
présente ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées ;
réitère son exigence relative à la convocation sans délai de la concertation des forces vives de la nation avant la tenue des nouvelles élections. 
 
Fait à Bangui, le 29 décembre 2020
 
Pour la Conférence des Présidents
Le Président en Exercice
 
 
Mahamat KAMOUN
 
Président du BTK
 
 


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