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Le Centrafrique vers une explosion économique au sortir de la crise

Lundi 4 Février 2019

Dans la fragilité sécuritaire l’économie paraît être en bonne santé. Le taux de croissance 4,3% dépassant le double des autres du pays de la sous-région semble être un miracle. Les grandes zones de production agricole et d’élevage sont caractérisées par l’insécurité grandissante. Les producteurs ne peuvent pas produire comme il se doit. Certains, sont dans les camps des déplacés internes tandis que d’autres sont en exile à l’extérieur du pays pour trouver refuge.


En tout cas il est  de notoriété que les crises militaro politiques dont on ignore la fin ont galvaudé la bonne partie de l’appareil économique Centrafricain. Alors, l’économie ne devait pas connaître un taux de croissance d’un tel niveau. Le taux de croissance de 4,3%  paraît être un miracle. Cela sous-entend que si le pays n’était pas en crise il connaîtrait inévitablement un taux de croissance largement supérieur à ce chiffre.

Pour un bon et meilleur  discernement, les flux financiers venant de l’extérieur vers les organisations non gouvernementales et le système des nations unies en Centrafrique peuvent expliquer en partie cette augmentation du taux de croissance. La RCA bénéficie d’une bonne part des 80millions de dollars américain, comme budget de fonctionnement de la Minusca. La consommation ménagère  du personnel de la Minusca et des ONG Internationales implantées en Centrafrique fait assurément injecter de finances dans le circuit économique et financier de la RCA.

En toute vérité, c’est une croissance non garantie. Une croissance garantie est celle qui est basée sur la production des biens et services destinés à l’exportation. Nous parlons ici de l’économie extravertie, celle qui est basée sur la production et donc susceptible d’amener des devises étrangères. Or en réalité, le secteur primaire est fragilisé par la crise, bien qu’il ya eu timide reprise d’activités de production du coton, café et d’autres. Ce secteur n’a pas encore atteint un niveau de production susceptible de soutenir l’économie.
Les flux financiers, venant de l’extérieur qui enrichit timidement le circuit financier du pays est une dépendance économique réelle. Si aujourd’hui la Minusca et les ONG Internationale présentes en Centrafrique plient leurs bagages, ce taux de croissance aura de la peine à atteindre ce chiffre de 4,3%.

Mais, la RCA peut espérer sur la reprise totale des activités économiques, y compris les investissements étrangers, une fois le retour de la paix. C’est pourquoi, il est urgent de vite faire la paix pour permettre à l’Etat de créer un environnement économique favorable et ainsi de permettre aux citoyens de s’enrichir.
Cash-cash

Rédaction LQB