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Le personnel local de la MINUSCA est-il victime de discrimination de l'ONU ou de qui ?

Vendredi 22 Mars 2019

Bangui, 22 mars (LQB). Oui ! Une forme, de ségrégation qui ne dit pas son nom. Elle prend de relief, gagne en gravité, en intensité et surtout en réalité au sein de la MINUSCA.


Cette introduction peut paraître pour vous comme une énigme, susceptible de susciter en vous des diverses interrogations, celles de savoir quelle type de ségrégation s’agit-elle ? Lorsque le personnel de la MINUSCA, même national bénéficie d’un traitement exceptionnel ? Un ouvrier à la MINUSCA jouit d’un traitement salarial équivalent à un cadre supérieur de l’Etat centrafricain.  Où se trouve donc cette ségrégation ? Alors, la réponse est qu’au sein de la MINUSCA, il se passe des choses bizarroïdes que les étrangers à l’institution ne voient pas et qu’ils ne peuvent comprendre rien du tout. Il faut être de la boîte ou à défaut une enquête minutieuse pour percer le verrou confidentiel afin d’accéder à certaines informations considérées comme secret professionnel, selon soi-disant leur déontologie professionnelle. Il y’a des pratiques, interdites d’être dite sur le toit, de peur de se voir perdre son emploi sous prétexte de trahison du secret professionnel.
Grâce à un bulletin d’information 003/2019 du 13 Mars, la lumière a jaillit sur certaines pratiques injustes qui se développement au sein du système de la MINUSCA. La ségrégation perpétrée par  cette institution, entre son personnel national et expatrié est mise à nue par ledit bulletin d’information.
Au sein de la MINUSCA, le personnel local bénéficie moins des privilèges de traitement que leurs collègues expatriés, volontaires des nations unies et le personnel en uniforme. Le personnel local est traité comme de la basse classe, proportionnellement à leurs collègues expatriés et d’autres…A titre d’illustration, nous citons le cas de missions dans l’arrière pays , le personnel expatrié, en uniforme et les volontaires des Nations unies sont logés à la base sous la haute protection des hommes en uniforme, tandis que le personnel local est abandonné à son triste sors, sa sécurité entre ses propres mains. Alors, qu’ils sont tous personnel d’une même institution, pourquoi cette dissemblance ?
En outre, le personnel local n’a droit à la base que lors d’une visite de terrain de courte durée. Une fois, a visite de courte durée terminée, le personnel local doit déguerpir de peur d’être exposé à des sanctions disciplinaires. N’est ce pas là, une preuve de l’inégalité devant l’emploi ?
Voilà, une pratique qui va à contre courant  du principe fondamental en matière de travail en Centrafrique. L’article 11 alinéa 2 de la constitution qui dispose que : « Tous les citoyens sont égaux devant l’emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses origines, de son sexe, de ses opinions ou de ses croyances ».
La MINUSCA est-elle au-dessus de nos législations ? Le traité de l’ONU que la RCA a ratifié, a-t-il prévu des clauses selon lesquelles les missions des NU doivent se placer au-dessus des lois internes ?
En d’autres termes, cela dénote une sorte de pratiques mafieuses qui se font  au sein du système, bénéfiques aux expatriés, d’où il faut des mesures conservatoires de ce genre pour éviter que le personnel local puisse s’en apercevoir, au cas contraire la mesure ne serait qu’une pure enfumage judiciaire, perpétrée au détriment du personnel local. Quitte aux traitres de notre cité roulant au compte de ces mafieux expatriés de savoir que ce ne sont pas leurs complicités avec leurs financiers qui empêcheraient que le soleil se pointe. A suivre.
Cash-Cash
 
 
 

Rédaction LQB