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Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo pointé du doigt par les conducteurs de transport urbain !

Lundi 29 Juin 2020

Bangui, 29 juin (LQB). Ils commencent à en avoir mal des multiples décisions que le maire de la ville de Bangui ne cesse de prendre pour compliquer les règles de circulation dans la capitale. Ces conducteurs de taxi-bus et taxi-moto, se disent coincés et dépassés par ces lois fondamentalistes qui n’améliorent guère les conditions de circulation dans le milieu urbain et interurbain.



D’abord, le confinement pose un problème énorme aux usagers qui n’arrivent pas à boucler leur journée dans de bonnes conditions à cause de la cherté du transport en ce moment. Huit places seulement dans un bus et trois dans un taxi et un passager sur une mototaxi.

Si les passagers se plaignent du coût du transport, cependant les conducteurs se plaignent des recettes car, ils n’arrivent pas souvent à totaliser le montant de versement fixé par leurs patrons.

En plus de cela, les policiers et gendarmes ont accentué les contrôles routiers ces derniers temps sur tous les axes.  Cela entraine la confiscation de leurs documents moyennant le paiement des amendes, des frais de pot de vin et autres forfaitures. Du coup, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Quant aux taxi-motos, ceux-ci sont strictement interdits d’entrer dans la ville et ils sont plus exposés aux contrôles des policiers et surtout la police municipale.

Chaque jour c’est une petite guerre entre les transporteurs et les agents de la sécurité routière qui s’absentent allègrement sur le dos des transporteurs. Dans ces conditions actuelles où tout le monde se plaint du confinement qui a ralenti toutes les activités économiques, administratives et autres activités sociales, serait-il possible encore d’ajouter d’autres fardeaux sur les compatriotes ? Cette question mérite d’attirer l’attention de nos autorités et particulièrement du maire de la ville de Bangui. C’est pourquoi, le mardi 09 juin, les conducteurs de bus et taxi, sont obligés de manifester sur les axes routières pour dénoncer ce qu’ils qualifient de torture que le maire Emile Gros Nakombo leur impose.

Ces derniers menacent d’entrer en grève pour une durée de trois jours paralysant ainsi le transport urbain pour amener les autorités à prendre des décisions pour soulager leurs souffrances et améliorer les conditions de leur travail. Mais aussi, ils dénoncent les multiples taxes qu’ils payent à la mairie qui en contrepartie, ne leur fixe pas de bons endroits pour les têtes de stationnement, d’embarquement des passagers etc… A ce titre, il faut savoir que les tensions sociales peuvent surgir à tout moment car, le confinement a trop compliqué les choses et le terrain de vie de chaque citoyen centrafricain est en baisse considérable.

Sauf que le maire de la capitale serait en mesure de distribuer les mesures d’accompagnement pour soulager ce peuple qui est presque au bout du souffle. Entre-temps, notre super maire ne s’attaquent pas au problème de l’insalubrité qui gagne presque tout le centre administratif de la capitale. Il y a aussi le problème des latrines et douches publiques qui se posent dans les marchés. Même le marché central est exposé au risque de contamination, aux épidémies de tous genres s’il n’y a pas un projet ou un programme de désinfecter l’ensemble du marché. Quant au problème d’adduction d’eau dans les marchés dans tous les marchés publics, c’est encore un casse-tête chinois.

La plupart de ces marchés sont dépourvus d’eau de robinet et avec le coronavirus, la situation est plus explosive du fait qu’il n’y ait pas des moyens de lavage de mains qui sont disponibles ni suffisants pour servir les multiples usagers qui se rendent dans ces lieux publics.

Il suffit de se rendre au marché populaire du km5 pour se rendre compte du danger qui guette tout le monde se rendant dans ce lieu. Le brassage est énorme et le flux des étrangers se rendant au km5, est inquiétant.

Edgard Ewaton
 
 

Rédaction LQB

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