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Mairie de Bangui : Le PDSVB, Emile Gros Nakombo finalement démasqué par son ministre de tutelle Yangana Yahoté...

Lundi 12 Août 2019

Bangui, 11 août (LQB). ‘’Chose promise, chose due’’, dit-on. Dans notre livraison datée du 09 du mois en cours, nous vous avons promis nos commentaires et analyses sur la réunion tenue à la même date dans la salle de meeting de l’annexe de la mairie de Bangui, située à coté du ministère du plan et coopération. Le contenu de cette rencontre qui a mis autour de la table le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation monsieur Yahoté Yangana, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, monsieur Emile Gros-Nakombo, ainsi que les sieurs les présidents des comités administratifs des arrondissements de Bangui, mesdames et messieurs les conseillers municipaux non seulement étaient croustillant mais également révélateurs (voir ci-dessous).


Le ministre Yangana Yahoté qui refuse de faire la carpe sempiternellement était sorti finalement de son silence pour remonter les bretelles au PDSVB dont sa gestion pose problème. En vérité, le tombeur de la société CETAC avec un capital de 4 milliards à l’époque mister Nakombo Emile Gros, est un rapace d’une pire espèce. Un mec sans scrupule, indigne d’une personnalité devant servir dans cette institution qui fabrique des présidents de la République partout ailleurs. Ah non ! Nakombo n’a pas rendu service à son mentor le président Touadéra, qui devrait porter son choix sur quelqu’un de mieux; mais. Des détournements des biens de la Mairie de Bangui à la malversation financière en passant par des pratiques mafieuses érigées en mode de gestion plus ou moins criminelle et la nomination des parents, amis et connaissance. Tels sont les griefs inscrits au compte du très controversé PDSVB que notre pays ait connu depuis son indépendance. Question :qu’est ce qui fait courir notre PDSVB Nakombo Emile Gros ? Est-il conscient de toutes les exactions qu’il perpètre depuis son accession à la tête de la mairie de Bangui ?  Pourquoi ne démissionne-t-il pas avant que l’histoire ne lui rattrape ?
Pour être honnête, les raisons ayant conduit à la nomination de cet avatar ne sont pas assises sur des bases saines. D’où raison pour nous croire que les choses allaient se terminer de cette manière. Si les griefs du ministre formulés à l’endroit du Nakombo Emile Gros sont avérés, il nous parait judicieux que des dévergondés du type de Nakombo soient placés dans une maison carcérale qui lui servirait mieux d’un centre de réinsertion. Oui. Il faut qu’à un moment donné de notre histoire, les comptables répondent de leurs actes malveillants. Qui dit mieux !
La Rédaction
 
Monsieur le président de la délégation,
Mesdames et messieurs  les présidents des comités administratifs d’arrondissements de Bangui ;
Mesdames et messieurs les conseillers municipaux ;
Messieurs les cadres du département de l’administration du territoire et de la décentralisation ;
Mesdames et messieurs
Ces derniers temps, le département a fait constat d’une crise inédite, sans doute très profonde au niveau de la municipalité de Bangui. Cette crise perdure malheureusement, et plombe le fonctionnement de cette collectivité territoriale, qui peine à aider la population. Nous sommes en train d’aller inéluctablement vers un blocage.
Les informations qui me sont rapportées de la recherche des causes de cette crise mettent en lumière l’état des lieux actuel de la gestion de la municipalité de Bangui. Un, il s’agit des rapports entre les autorités que vous êtes de la municipalité de Bangui.
En effet, les rapports entre le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui et les conseillers municipaux sont devenus électriques, voire explosifs sapant ainsi toutes bases de prise de décision éclairée et mobilisatrice. Les incidents successifs constatés lors de la session budgétaire, de la session extraordinaire du conseil municipal de 2019, ayant débouchée sur la désapprobation du compte administratif  2018 du maire, sont la preuve d’une crise de confiance profonde dont les différents aspects sont les suivants.
Parlant de la gestion des ressources humaines et du foncier, la gestion des ressources humaines de la municipalité de Bangui et celle du foncier aurait débouché sur plusieurs contentieux et même sur le plan administratif et judiciaire, on note des agents qui ne sont plus utilisés sur le terrain, mais qui attendent la fin du mois pour percevoir leurs salaires. Les personnels envoyés en formation à l’étranger sur le budget de la commune, mais qui à leur retour, n’ont plus de poste et ils sont casés au niveau de la mairie. Il est signalé les recrutements abusifs des gardes municipaux sont l’avis du conseil municipal et sans la disponibilité des ressources financières conséquentes. On note la création d’un poste de contrôleur général à la mairie de Bangui, poste non reconnu dans l’organigramme de cette municipalité, ni prévu par les textes qui réglementent plus généralement les municipalités de notre pays. Il y a des pertes de procès en justice contre la mairie de Bangui pour des licenciements abusifs illégalement des cadres de la mairie.
Quant au problème foncier, on peut signaler la place de cinquantenaire et la place de l’unité. Il y a des contrats qui sont signés avec les partenaires ou opérateurs économiques dans le domaine de foncier, au mépris des textes en vigueur. Nous citons en passant, contrat avec TRADEX, Casablanca et j’en passe.
Sur le plan de la gestion budgétaire, la gestion financière de la mairie de Bangui est devenue préoccupante. A titre illustratif, en 2018, il est noté le surplus de 2 240 882 375 F CFA perçu des contribuables et de l’Etat en recette, seulement 13 000 000 F CFA ont été investis en faveur de la population soit un taux de 0,6% pour tout ce montant. La masse salariale et les assimilés de 2018 occupent plus de 141% des recettes propres de la commune, ça nous en avons été informé grâce aux rapports de gestion du receveur municipal. On note le recrutement parallèle des cadres et agents en remplacement d’autres qui sont toujours en fonction. Le dépassement du crédit budgétaire sans l’autorisation préalable du conseil municipal et l’approbation également de la tutelle. De nombreuses missions effectuées à l’extérieur avec des coûts exorbitants à la charge de la commune. La signature et l’exécution des contrats à longue durée, sans l’approbation de la tutelle et comportant des clauses confidentielles.
Le versement de 18 mois de loyers par TRADEX à raison de 750 000 F CFA environ qui ne seront pas reversés dans la caisse du receveur payeur municipal. Les dépenses exorbitantes ressorties dans le rapport de gestion de 2017 du receveur payeur municipal. Des salaires attribués sans une base juridique appropriée et entrainant des salaires brutes supérieurs de deux à trois fois plus de salaires de base, assortis des discriminations dans les salaires de mêmes responsabilités. Des charges sociales imputées sur frais du personnel et non reversées à la CNSS.
Des missions non effectuées mais payées avec des montants exorbitants, le non-respect de la procédure d’exécution des dépenses et de l’orthodoxie financière. La dénonciation par le conseil municipal d’un réseau parallèle de recouvrement des munies recettes, organisé au niveau du cabinet du maire.
Des rapports avec le ministère de tutelle
Il convient de noter que dans les rapports de la municipalité avec la tutelle, nous avons relevé ce qui suit :
Le contrôle administratif de la tutelle prévu à l’article 5 de l’ordonnance en vigueur, il s’agit de l’ordonnance 88 005 du 5 février 1988 ne peut plus être exercé efficacement du fait de défaut de communication et de transmission obligatoire des documents y relatifs.
Au-delà de cette législation toujours en vigueur et constituant un droit positif en RCA et qui s’impose à toutes les communes, nous avisons qu’en attendant la prise en compte ou le vote de la loi sur le code des collectivités territoriales, seule cette ordonnance est de vigueur.
Il y a des conventions de collectivités signées entre la mairie de Bangui et des communes étrangères qui ne sont jamais portées à la connaissance de la tutelle ayant ainsi le risque d’exposer l’Etat.
Monsieur le président de la délégation,
Mesdames et messieurs  les présidents des comités administratifs d’arrondissements de Bangui ;
Mesdames et messieurs les conseillers municipaux ;
Tous ces faits évoqués témoignent d’une crise profonde comme je l’ai relevé  plutôt dans mon introduction et qui rend difficile l’esprit d’équipe qui devait être efficient dans l’intérêt de l’Etat et de la population.
Ayant pris la mesure de la gravité de la situation, et ne pouvant continuer de rester insensible, j’ai tenu faire ce déplacement pour vous exprimer de vive voix les préoccupations du département et attirer  votre attention sur ces dérapages qui laissent entrevoir que les intérêts de la population banguissoise ne sont plus placés au centre de votre préoccupation.
C’est ici le lieu de vous rappeler que le contribuable de la municipalité de Bangui n’a pas que des obligations, il a des droits. Et s’il doit payer les impôts et les taxes, c’est pour permettre à la municipalité de s’assumer et lui faire bénéficier en contrepartie les services attendus dans le cadre de l’amélioration de son cadre de vie.
 Il convient de vous informer que le gouvernement, à travers le premier ministre Firmin Ngrébada, sous les instructions du président de la République, s’affirme continuellement à rechercher des moyens pour appuyer la mairie de Bangui. A preuve, vous avez le ministère de l’habitat et de la ville aujourd’hui qui assume une partie de la tutelle de la ville de Bangui. Cela devait être une bouffée d’oxygène pour une question d’urbanisation de la ville de Bangui, mais également de l’utilisation de compétences de ce département pour vous accompagner dans des décisions pouvant améliorer sensiblement la ville de Bangui et de la rendre plus agréable.
Vous avez également le ministère des travaux publics que le gouvernement a instruit pour venir à la rescousse de la mairie de Bangui, afin de résoudre le problème de dégradation avancée des rues de Bangui. Nous avons l’implication également du ministère de la sécurité publique pour réorganiser les marchés de Bangui, où les installations anarchiques sont devenues monnaie courante.
Nous n’excluons pas le ministère des finances qui est resté très sensible à l’écoute des problèmes de la mairie de Bangui, et le ministère du plan, à travers le RCPCA, qui est toujours à vos côtés. C’est dire que le gouvernement est très sensible aux problèmes de la mairie de Bangui. Même s’il devait avoir des problèmes, que ces problèmes aient été atténués au maximum par l’intervention du gouvernement, par l’intervention du chef de l’Etat et que le restant devait être vu, perçu de manière à ce que la mairie de Bangui ait une notoriété auprès de la population.
C’est pourquoi je suis venu vous dire qu’il est temps de vous ressaisir, car le département ne continuera pas de rester, je dirais même sourd aux revendications de la population, à travers le département, je veux parler du gouvernement.
 Vous vous êtes rendu compte pour tout ce qui vous est reproché,  il n’y avait pas eu de réaction immédiate du gouvernement. Parce que nous avons pensé qu’entre vous, il était possible de prendre conscience de ce qui vous est reproché pour pouvoir y remédier. Dès lors que nous sommes-là, nous avons pensé qu’il était utile de vous rencontrer, nous serons à votre écoute et nous aviserons.
Je vous remercie.
 
 
 

Rédaction LQB