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Michel Djotodia roule-t-il pour la paix ou pour le président Touadéra ?

Vendredi 13 Novembre 2020

Bangui, 13 Novembre (LQB). A la fois pyromane et pompier, le grand comptable des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide de 2013 en Centrafrique Michel Amnon Droko, revient à charge par la bénédiction de son nouveau collabo le président Touadéra. Il se dit homme de paix, réconciliateur, alors qu’en même temps il met le feu aux poudres.


Michel Djotodia roule-t-il pour la paix ou pour le président Touadéra ?

Sinon, sa position tranchée en faveur du président Touadéra, et contre Bozizé paraît de plus en plus évident. Elle  (la position) est devenue très visible, le 08 du mois en cours, lors du point de presse qu’il a tenu à l’hôtel Ledger Plaza. A l’issu duquel point de presse, l’homme s’est fait paraître comme le pion de Touadéra, utilisé pour servir de contrepoids à la candidature de l’ancien président François Bozizé en évoquant la question de délai de séjour dans le pays comme l’un des critères d’éligibilité à élection présidentielle.

 Il a donné son exemple en tant qu’ancien chef d’Etat, il est arrivé au pays dans un délai inconstitutionnel, lequel ne lui permet pas d’être candidat. A-t-il évoqué en même temps, le strict respect de la constitution, qu’il appelle à respecter et se dit respectueux de la loi. Alors qu’entretemps, des rumeurs circulaient dans le pays comme quoi François Bozizé n’est pas dans le délai constitutionnel pour voir sa candidature accepter par l’ANE.
 
En réponse à ces rumeurs, François Bozizé se disait être en droit de déposer sa candidature.
 
Ce ping-pong, entre la rumeur et la position de l’ancien président suscite des craintes, des appréhensions au sein de la population, aussi bien qu’au sein de la classe politique.

Mais, la classe politique milite et croit au rejet de la candidature de Bozizé, en même craint que le concerné fasse des ripostes susceptibles de provoquer des bains de sang dans le pays. Probablement que c’est par crainte de toutes ces éventuelles circonstances que l’ancien maquisard est mis sur scène pour être utilisé contre Bozizé. Pour quel résultat ? Mystère !

Par ailleurs, l’on comprend dans la connivence du président actuel avec les grands criminels de guerre qui ont placé les centrafricains dans le bain de sang. Des indices qui ne trompent pas, prouvent qu’à un mois des élections Djotodia abat la  carte d’ambassadeur de paix, tout en oubliant sa responsabilité  dans les crimes perpétrés par les sbires à sa botte cela semble curieux.

Le président Touadéra en grand hypocrite joue à la dernière minute au réconciliateur des communautés déchirées hier, d’un coté et de l’autre fait pointer du doigt accusateur l’ancien président François Bozizé comme étant le diviseur du peuple. Une manière ou une autre de dire que ‘’Bozizé avait divisé pour régner, moi je suis venu réconcilier’’.

Tout porte à croire que l’accueil réservé à ce Djotodia, en lui déroulant le tapis rouge, et en lui attribuant le statut médiateur de paix est plus ou moins vexatoire voire révoltant pour les proches parents des victimes du régime de celui-ci.
 
Question : Est-il mieux placé pour jouer ce rôle ?
 
A notre humble avis, au jeu que le président Touadéra y prête le, flanc  intrigant il y risque que cela peut jouer négativement sur son électorat. Car, les proches parents des victimes du régime Djotodia ne supporteront pas d’apprendre que Touadéra est en connivence avec ceux qui ont coulé le sang de leurs parents.

Pour être franc, à un mois des élections, l’on a vu tous les stratagèmes électoraux se dessiner, sur fond de dissuasion du peuple. Toutes les actions de Touadéra en ce moment sensible, n’ont pas autre chose que pour des buts électoraux.  Au rang des simulacres gestes de réconciliation des communautés déchirées, l’intégration des enseignants du fondamental 1et 2, épurations des arriérés des salaires des années 2002-2003 et bien d'autres actions inscrites à l'actif (…) laissent présager.

Entre nous, depuis cinq ans où était Touadéra pour faire tout cela ? Après tout cela que ferait-il encore pour regagner de plus en plus  la confiance du peuple ? En attendant les fonctionnaires attendent le décret d’application de majoration de salaire à 40%. ''Papa Burundais ne me tuez pas, je ne que la population''. De qui se moque-on ? Hein !

Nguéma-Ngokpélé Landry Ulrich
 

Rédaction LQB

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