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Ministère des Postes et télécommunications : Le ministre Justin Gourna Nzako pris en flagrant délit de détournement de fonds publics sur fond d'abus.

Jeudi 6 Mai 2021

Bangui, 06 mai (LQB). Ah oui ! Il s’agit bel et bien d’un cas de mauvaise gestion, d’abus de pouvoir et d’abus de biens sociaux aggravés perpétré par cet ancien cadre du ministère des postes et télécommunications admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis septembre 2017. Mais, pour des raisons politiques, il se trouve être reconduit et bombardé ministre au compte du parti CRPS qu’il trahira plus tard aux fins de garder son fauteuil. Pour le reste suivez notre regard...


La République centrafricaine n’a que les dirigeants qu’elle mérite ? Doit-elle continuer, après  plus de soixante années d’indépendance, de subir le manque de volonté politique qui se traduit non pas par l’homme qu’il faut à la place qu’il faut mais, plutôt, nos dirigeants qui marchent sur les dispositions textuelles qui régissent notre cité ?

De mémoire, le 31 Mars de l’année en cours, los du discours d’investiture du Professeur Faustin Archange TOUADERA, à la magistrature suprême, marquant son second mandat, l’accent a été mis sur l’impunité qui sera la colonne vertébrale dudit mandat. Comment pouvons-nous assister, depuis plus d’un mois, au pillage en bande organisée des biens de l’Etat, au sein des différents ministères, à l’approche de la mise en place d’un nouveau gouvernement ? En effet, des ministres, sentant leur fin de règne proche, se donnent, en règle et à tour de bras, au détournement de biens meubles et à la prise de nombreuses décisions qui ne vont pas dans le sens des intérêts de leurs départements respectifs et du peuple centrafricain qu’ils sont censés représenter.

A titre d’illustration et plus pathétique  pour ne pas dire flagrant est celui du ministère des Postes et télécommunications, à la tête duquel, depuis plus de cinq ans, monsieur Justin GOURNA-ZACKO règne en maître absolu. Passé expert en trompe l’œil, il a su rouler dans la farine le Chef de l’Etat et le Gouvernement, en lançant des projets dont aucun n’a abouti, au bout de cinq ans.

L’un des exemples est le projet de la fibre optique dont les nombreux tranchés jonchent la ville de Bangui et quelques villes de provinces, sans que la connexion ne soit, réellement, opérationnelle.
Un autre exemple est celui du centre de contrôle des trafics qui a été inauguré, en grandes pompes, depuis le mois de juillet 2020, en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Firmin NGREBADA, mais qui n’a apporté aucun francs CFA au Trésor public, contrairement aux promesses langoureuses du ministre GOURNA-ZACKO. Ce dernier aurait, même, tenté, un dernier acte de vandalisme financier, en sollicitant une rallonge au Trésor public sous prétexte que les équipements installés ne permettraient pas au Centre concerné d’assurer l’exploitation des données que lui transmettent les opérateurs de téléphonie mobile !

Pourquoi avoir, alors, inauguré ce Centre, si celui-ci ne pouvait pas être opérationnel dans un délai raisonnable ?

Le financement fait sur fonds propre de l’Etat, donc des centrafricains, a-t-il été utilisé, à bon escient ?

Entre autres cas de mauvaise gestion et ou de tentative de détournement de biens publics, il y a celui d’un arrêté pris par le Ministre GOURNA-ZACKO qui a décidé d’octroyer des indemnités téléphoniques, à l’ensemble du personnel de son département. Les effets financiers de cet arrêté étant à la charge de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste, ARCEP bâtie sur les cendres  de l’ancienne (ART) entendez agence de régulations des télécommunications.

Ce maudit arrêté précise que le ministre GOURNA-ZACKO décide de l’octroi des indemnités téléphoniques et c’est le Directeur général de l’ARCEP, monsieur Benjamin PANZET-SEBAS, son ancien chargé de mission audit ministère, qui fera supporter la prise en charge financière à l’ARCEP.
En parcourant cet arrêté vous saurez que le personnel du département des Postes et télécommunications pourra bénéficier de ces indemnités téléphoniques, jusqu’à un an après leur départ à la retraite. Une première en République Centrafricaine !

Que dit la loi 20.004 qui porte organisation du cadre institutionnel, juridique et financier applicable aux entreprises et établissements publics (article 62) et son décret d’application 20.224 (article 28) ?

Il est fait interdiction formelle à tout financement des départements ministériels par les établissements publics sous leur tutelle.

Alors que les plus hautes autorités prônent la bonne gouvernance, ce ministre semble évoluer en terrain conquis et sur lequel il n’a aucun arbitre ou aucune personne pour le rappeler à l’ordre. C’est quand même curieux !

Actualité aidant. L’on rappelle qu’au mois de février de cette année, le Premier Ministre Firmin NGREBADA avait décidé d’instruire tous les départements et démembrements étatiques, afin que des dispositions de réduction du train de vie de l’Etat y soient prises. A contrario, pour ne pas dire bizarrement, nombre de ministères et établissements parapublics ne veulent pas tenir compte de ces instructions gouvernementales.

A notre humble avis, il serait temps que la Haute autorité chargé de la bonne gouvernance et tous les autres organes de contrôle ayant compétences, en République Centrafricaine, puissent prendre leurs responsabilités, afin de limiter les dégâts, déjà, prévisibles (…). Sinon, les prochaines passations de service entre les membres du gouvernement sortants et entrants nous édifieront, à ce sujet.

Nous espérons que de tels personnages de la trempe du truculent sieur GOURNA-ZACKO n’auront plus place dans le prochain Gouvernement, si cela s’est avéré. D’ailleurs,  Président de la République, chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra a déjà planté le décor de son vœu dans son discours d’investiture via son nouveau cheval de bataille promis au peuple centrafricain qu’est l’impunité zéro.

Sur la base de cette allégation, le président de la République doit faire preuve de sa parole d’honneur donnée au peuple en traquant en justice tous les malfrats, voleurs et ou indélicats de notre cité soient-ils ministres ou anciens dignitaires (…). Ou bien !

Le cas du sulfureux ministre Gourna-Nzako qui fait feu de tout bois n’est que débat d’école. Disons que ce n’est qu’une partie remise, mais nous y reviendront là-dessus dans notre prochaine livraison. Promis !

Malko Sétouan
 
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