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Quand l'ECOLOG fait perdre à l'économie centrafricaine plus de 70 milliards de FCFA annuellement sous prétexte d'exonération.

Vendredi 17 Avril 2020

Bangui, 17 avril (LQB). Sans doute, tout porte à croire que la communauté internationale en complicité avec certains marchands d’âmes s’inscrit dans la logique d’un jeu de cash-cash avec le peuple centrafricain meurtri par un chapelet de crise sociopolitiques et militaires long de deux décennies. Lequel jeu consiste à abuser de la crédulité, de la coopération diplomatique et militaire ainsi que l’humanisme caractérisant le sens d’hospitalité centrafricaine.



Sinon, qu’est ce qui expliquerait l’utilisation l’abusive d’exonérations et des franchises douanières par la MINUSCA et sa complice l’ECOLOG depuis que chacune d’elle en ce qui la concerne à mis pied  en Centrafrique ? Voilà la question de fond que nous sommes amenés à poser à qui de droit aux fins d’obtenir une réponse appropriée à cela.

Certes, chacune de ces deux structures ne se sont pas installées au pays des nulles parts de leurs propres chefs. Elles sont là par ce que les circonstances leurs sont favorables. Bien sûr, en tant qu’humanitaires et non  commerçants véreux comme elles en ont fait preuve de manière ou d’une autre.

Ceci étant, la MINUSCA pour qui mission a été confiée par les Nations unies de pacifier toute l’étendue du territoire national, d’appuyer  le gouvernement dans le processus de relèvement via le redéploiement de l’administration publique dans les zones sous contrôle des rebelles, de restaurer l’autorité de l’Etat, de renforcer la capacité des fonctionnaires et agents de l’Etat en termes de formation et bien d’autres points inscrits dans sa feuille de route de mission multidimensionnelle, a fait preuve de duplicité indiscutablement. La preuve ? Vous le saurez bientôt.

Plus tangible est la façon à laquelle sont attaquées et ou pillées les bases de la MINUSCA par région bien sûr par des foules en colère, ne supportant plus leurs manœuvres de basses besognes voire subversives. Et, Le Quotidien de Bangui en avait prévenu l’opinion sur la méthodologie utilisée par la MINUSCA pour révolver la crise centrafricaine qui s’avère insérieuse et mafieuse. Laquelle méthodologie ne peut que la conduire droit dans le mur la MINUSCA, comme cela en a été le cas dans certaines des missions de l’ONU dans le monde où le personnel est chassé en cours de leur mandat par des jets des pierres.

Sur la question de la société écran ECOLOG titulaire d’une lettre de siège dont elle n’a pas qualité si et seulement si l’esprits des principes sacro-saints conduisant les conventions de Vienne de 1949 était respecté. Mais, hélas ! Cette société d’origine albanaise s’est enrichie illicitement sur le dos d’un peuple en détresse avec la complicité de certaines autorités publiques très véreux.

L’on rappelle que la prétendue lettre du siège dont l’ECOLOG abuse de son utilisation lui confère le droit de livrer rien qu’au personnel civil assimilé aux forces militaires opérant sous la bannière de la MINUSCA en vivres. En d’autre termes, l’ECOLOG était censée de fournir exclusivement à la MINUSCA de l’eau, des boites de conserves, pains et autres produits de première nécessité. Sur la base de laquelle lettre de siège le gouvernement centrafricain a accordé à cette société écran la procédure d’exonération et de franchises visant à l’exempter des barrières d’impôts et douanières sur l’importation des produits à caractère alimentaire.

Cette  société écran dénommée ECOLOG Centrafrique dont le siège se trouvant à Dubaï souscrit des contrats de prestations çà et là avec une société locale, BAMELEC et une autre d’origine camerounaise LJD pour lui fournir du personnel qualifié. Mais, dans les pratiques dosées de mafia et de violation flagrantes des principes sacro saints édictant le respect au droits de l’homme et droit humanitaire international, il y a de manquements graves connues par certaines autorités compétentes qui n’osent même pas branchées. Tout simplement parce que les mecs ont leurs frais de carburants et crédits derrière leurs offuscations et laxisme.

Nous en voudrons pour preuve. Des maçons, menuisiers, boulangers et autres emplois dont les Centrafricains ont la qualité sont l’apanage des sujets étrangers d’origine européenne que le luciférien Gani en a fait un fonds de commerce. Nous y reviendrons largement là-dessus dans notre prochaines livraisons.

L’on note en passant que cette mesure qui ne date pas de l’année dernière fait perdre à l’Etat centrafricain plus de 70 à 90 milliards de FCFA annuellement. Et, c’est depuis 2015 que l’ECOLOG bénéficie de cette faveur du gouvernement sans que cela soit une préoccupation des ministres des Finances et du budget qui se sont succédés . Qui plus est, tout se passe comme si le ministère des Affaires étrangères, du commerce assimilés à certains concernés y trouvent leurs compte dedans. 
Bref, c’est dire qu’étant donné que l’économie de notre l’Etat est assise sur les recettes fiscalo-douanières, il y a de quoi se demander pourquoi le gouvernement ne demanderait pas à l’ECOLOG de supporter la moitié de ces exonérations et ou franchises ?

Des investigations menées au sein de cette nébuleuse organisation au relent mafieux font état de ce que la MINUSCA y serait pour beaucoup en terme de parapluie atomique, naturellement avec la complicité de certains compatriotes plus ou moins très proches du président Touadéra qui prennent par le bout du nez notre économie nationale. A travers laquelle pratique cette clique des mafieux en bande font perdre à l’Etat une faramineuse somme de 70 à 80 milliards de FCFA annuellement.
En termes clair, avec les franchises et les exonérations, la nébuleuse ECOLOG accède à ses containers au port de Douala peu importe leurs contenus traverse les villes de la Républiques de nulles parts ailleurs, livre la MINUSCA, les commerçants libanais et musulmans du Km5, Berbérati, Bouar, Bambari et bien d’autre provinces, qui ne passent plus par les services de douanes et impôts pour des formalités d’usage depuis pratiquement plus de cinq ans.

Véritable circuit fermé. Même les DG douanes et impôts sont impuissants devant cette pratique puisque l’emblème de la MINUSCA couvre tout dans ce pays. Encore moins le ministre de tutelle et le Premier ministre.

Au moment où nous mettons sous presse la MINUSCA a même ouvert une base avec l’emblème à l’appui à l’ECOLOG dans les périphéries du quartier Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui pour ses opérations au relent mafieux Ce qui veut dire par déduction que la complicité a atteint son niveau maximum Vrai ou faux !

Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 
 

Rédaction LQB

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