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Quand la maison d’arrêt pour femme de Bimbo comble la défaillance de la Direction générale des services pénitentiaires

Samedi 31 Octobre 2020

Bangui, 31 octobre (LQB). La réinsertion sociale des prisonniers demeure un vrai maux pour le ministère de la justice et des droits de l’homme. Aucun responsable chargé de la formation et de la réinsertion sociale des prisonniers libérés n’existe au niveau de la Direction générale des services pénitentiaires !


Quand la maison d’arrêt pour femme de Bimbo comble la défaillance de la Direction générale des services pénitentiaires

Comment, donc planifier les activités préparatoires à la réinsertion sociale, les évaluer et en faire le suivi ? Même, le comité de suivi des prisonniers libérés et resocialisés n’existe pas ; encore moins les modalités d’application.

Pendant que le ministre de la justice pêche en eau trouble, la Maison d’arrêt pour femme de Bimbo pêche en eau douce.

Mme Noëlla Rosine Amang Amayen, contrôleur pénitentiaire à la Maison d’arrêt  pour femme de Bimbo a initié un projet de formation des femmes détenues dans son établissement. Le coût du projet s’élève  à 5000.000frs cfa appuyé par la MINUSCA et financée par les partenaires au développement. Délai d’exécution, trois mois, du 30  Août au 30 Novembre 2020. Les détenus sont formés depuis le 30/08/20 à la couture des vêtements de femmes et des enfants et au tricolage des pull-overs pour nourrisson, des nappes de table et des écharpes. Une qualification est donc créée, un gain conséquent et produit pour le bien être des femmes détenues là où le ministre de la justice a échoué, la Maison d’arrêt pour femme de Bimbo a réussie. Et là où les ONG sont aveuglées, mme Amayen en a eu une vision. Qu’en est-il des autres établissements  pénitentiaires ?

Mme Amayen entend pérenniser cette activité dans l’intérêt de ces femmes vulnérables à divers degré et démontrer par la même occasion ce dont les femmes sont capables. Ces femmes détenues sortiront de leur prison nanties d’un savoir professionnel technique  (S.d’Info RGFM) du dimanche 25 octobre 20 à 8h 20 min.

Voilàn les vraies filles de Centrafrique qui méritent un encouragement administratif particulier : Une décoration exceptionnelle, une lettre de félicitation ou d’encouragement pour avoir très bien servi.

S’il y avait un véritable suivi des prestations de chaque agent public, voilà qui devrait être fait. En l’espèce, l’ancien Directeur général des services pénitentiaires El Adj Dieudonné Nyakanda avait en son temps adressé une lettre de félicitation à monsieur Jérôme Nguitongo régisseur adjoint de la Maison d’arrêt de Bangui (Ngaragba) pour ses fonctions professionnelles.

Pourquoi, ne le ferait-on pas pour cette dame pleine d’esprit d’initiative, afin de la pousser à mieux faire ?

Et comme il n’existe aucune structure chargée de la réinsertion sociale au niveau de l’administration centrale, en conséquence aucun projet de formation préparatoire à la réinsertion sociale ne sortira de là.

Wait and see. 

 

Malko Sétouan

 


Rédaction LQB

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