Menu

Quand le Président Touadéra crée les conditions de son départ par ses manœuvres gouvernementales

Samedi 9 Mars 2019

Bangui, 09 mars (LQB). Le déséquilibre, dans la formation du gouvernement met à nu l’intention manifeste du pouvoir de Bangui à violer vivement l’accord de Khartoum. Touadéra s’est montré maître de coup bas dans cette affaire. En cela, il crée lui-même les conditions de son départ.


Le déséquilibre, en question s’affiche par un nombre disproportionné de certains groupes armés, représentés plus que les autres. Les autres, paraissent être oubliés ; tel que le FDPC n’est pas pris en compte.
On assiste donc à la configuration du départ de Bozizé. Le schéma paraît être le même : celui de l’accord de Libreville, à la formation d’un gouvernement de transition dont la communauté internationale a demandé qu’on remette à l’opposition démocratique la manette. La suite tout le monde le sait.
Point n’est besoin de vous rappeler la simulation des représentants des groupes rebelles du gouvernement conduit par le très controversé Me Tiangaye Nicolas qui avaient fait une démission en blanc et en bloc. Après, un simulacre d’otage de certains membres du Gouvernement représentant les rebelles, ont décidé ensuite de marcher sur Bangui, puis, Bozizé parti en débâcle.
Notons que Bozizé au moins que les coups bas de Bozizé n’étaient pas tellement visiblement comme ceux de son brave élève Touadéra, nonobstant son obéissance au respect de l’accord de Libreville, il n’a pas été pardonné. Comparativement, au cas actuel de Touadéra, les choses semblent un peu plus compliquées (corsées) au point d’alourdir la tache à son chef d’œuvre.
Même, les Antibalaka aile Ngaïssona se voient aussi  roulés dans la farine. On note des vagues de mécontentement, partout, dans tous les camps des groupes armés, dénonçant la violation flagrante de l’accord de Khartoum. A l’issu de cet accord, (lire les pages 6,7 et 8) les différentes parties avaient reçu des mises en garde de la part des partenaires. Il y avait eu des pluies d’injonctions venant des partenaires à l’égard des parties signataires de l’accord de Khartoum. Si c’est Touadéra qui se montre le premier pourfendeur de la légalité, il court le risque de connaître le même sort de son prédécesseur et mentor Bozizé.
Malko Sétouan
 
 
 

Rédaction LQB