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Quand le non-respect des recommandations contraint toujours à l'organisation d'un dialogue !

Mercredi 5 Mai 2021

Bangui, 05 mai (LQB). C'est ce que nous avons toujours vécu, et que nous continuerons, sans doute à vivre.



A l'issu du dialogue politique inclusif de décembre 2008, il a été mis en place un comité de suivi des recommandations de ce forum. Seulement, cette structure a rencontré des difficultés dans la mise en application de celles-ci. Il faut noter que le comité avait catégorisé les recommandations selon leur nature. Il y avait des recommandations politiques (qui visaient à régler les problèmes politiques); celles relatives aux problèmes  de sécurité et de paix (censées tabler sur la question des groupes armés, et celles touchant les questions politiques destinées à pallier le disfonctionnement de l'administration et la mauvaise gestion des finances publiques),
Mais, en réalité, les recommandations politiques, a savoir l'organisation des élections, l'adoption d'un nouveau code électoral, la mise en place de la CEI, ont été appliquées. Celles qui visaient l'administration n'ont pas du tout été appliquées, puisqu'il s'agissait de procéder à des audits, qui pourraient mettre éventuellement en danger certains intérêts.

Au niveau du DDR (aujourd'hui DDRR), l'application posait un autre problème. Ce volet nécessite, en fait beaucoup d'argent. Et la communauté internationale, qui était prête à financer le DDR, a mis de l'argent.

Malheureusement, ces fonds sont allés directement dans le fonctionnement courant des institutions en charge de la question. Aujourd'hui, le dialogue en vue est censé ramener la paix qui passe nécessairement par le programme DDRR.

Les jeunes en chômage, qui, faute de travail, quittent l'arrière-pays pour cherche de l'emploi à Bangui, constituent un autre problème. Vivant dans l'oisiveté, ils sont prêts à s'embarquer dans l'aventure du premier ambitieux qui leur donne des armes. Moyen le plus facile pour gagner la vie. Il faut donc déterminer le problème qui mine le développement du pays. Trouver des solutions acceptables, pour les jeunes.

De toute évidence, il importe d'instituer un dialogue permanent, d'interroger toujours le peuple,   des organes susceptibles de s'impliquer afin qu'à chaque moment ou un problème se pose, nous puissions discuter et trouver des solutions à la centrafricaine car la garentie du dialogue, c'est le peuple centrafricain lui-même.

A l'époque, lors du dialogue politique inclusif, on avait récemment l'institutionnalisation d'un comité qui devait comprendre, à la fois, les cadres politiques, les socio-économiques, les syndicats, la société civile, les institutions religieuses, pour qu'il y'ait un dialogue permanent.

Les problèmes du pays devraient être débattus au sein de ce forum. En dehors, de l'Assemblée, qui est notre tribune, il faut donc qu'il y ait un cadre de dialogue permanent avec les représentants du peuple, non présents sur la scène politique.


Michelin Nzossaya


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