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Que nous inspire l’arrêté portant création du Comité d’Organisation d’Intégration à la Fonction publique ?

Mardi 1 Octobre 2019

Bangui, 01 octobre (LQB). Si c’est un système innovateur ça nous interpelle. C’est que le gouvernement aurait constaté certainement des anomalies dans le processus de recrutement dans la fonction publique, pour avoir crée ce Comité.


L’intégration à la Fonction Publique, fut devenue depuis une belle lurette une bataille sans merci, où mêle le monnayage, népotisme, régionalisme, tribalisme et les affinités politiques.
Il s’avère nécessaire d’analyser les fondements de ces imperfections : Premièrement, le taux chômage extrêmement élevé. L’Etat forme de manière classique, sans prévoir de quoi pour  l’avenir de ces jeunes diplômés. Deuxièmement, il n’y a pas de débouchées pour les jeunes diplômés dont l’effectif ne fait gonfler chaque année et s’accumule.
Le manque de débouchées animent les sadiques fils du pays, qui occupent des positions privilégiées à n’imposer que les siens, tout oubliant le critère de compétence ou d’excellence. Ainsi, l’éthique fondée sur l’égalité de chance est balayée par devers les mains.
Par conséquent, aucune vague d’intégration ne manque de frustrations. Les diplômés qui se pointent sur le marché d’emploi, sans se munir de billet de banque, et alors dépourvus d’affinités politiques, ethnique, régionale ou familiale avec les responsables de l’affaire se trouvent du coup disqualifiés.
L’année dernière, il y’a eu tant de frustration à l’issu de l’intégration à la fonction publique, alors Mathieu Simplice Sarandji était encore à la Primature. Pour cette année Ngrbada est à l’œuvre. Nous comprenons, du coup que le gars veut se munir de toutes les garanties possibles, pour éviter de marcher sur les traces de son prédécesseur, y compris les conséquences qui pourront s’en suivre.
Mais, le problème n’est pas là. C’est le manque de débouchées. Le gouvernement Ngrebada, n’a qu’à user de ses compétences pour créer autant d’emplois pour les jeunes. Le fait de faire intégrer seulement 1500 personnes chaque ne résoudra jamais le problème de chômage en Centrafrique, et n’apaisera en rien les grognes des jeunes diplômés affamés.
Le nerf de guerre pour la prochaine bataille électorale se joue ici. Si vraiment Touadéra, et son gouvernement Ngrébada, ont un œil politique, et que s’ils veulent honnêtement briguer un second quinquennat. Touadéra, a deux cartes à jouer. S’il échoue en sécurité, il peut se rattraper en créant autant d’emplois pour les jeunes.
A bon entendeur salut !                   
Rédaction
 
 

Rédaction LQB