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TGI de Bangui : L’ong World Vision poursuivie en justice pour dénonciation calomnieuse par un ex employé, Ludovic Yamèssè

Vendredi 6 Novembre 2020

Bangui, 06 novembre (LQB). Que fait réellement l’inspection de travail et des lois sociales, pour laisser les fils du pays devenir esclaves sur leur propre territoire ? La loi centrafricaine en matière de travail, autrement dit le code de travail centrafricain sert-il à quoi ? Autant de questionnements qui laissent perplexe devant cette affaire aux allures d'un comportement anti social sur fond de méchanceté avérée et indigne du monde humanitaire.


TGI de Bangui : L’ong World Vision poursuivie en justice pour dénonciation calomnieuse par un ex employé, Ludovic Yamèssè
Pour la petite histoire, le compatriote Ludovic Yamèssè avait contracté avec l’ong susmentionnée, pour la servir comme responsable de sécurité. Suite auquel contrat il a été affecté à Bocaranga pour service.

Le 10 janvier 2019, une mission de World vision quittait Bangui pour Bocaranga dans la région de l’Ouham pour règlement des factures des bénéfiviaires d’un projet dénommé CASH FOR WORK.
 
Pour ce faire, l’ong qui coordonne cette mission de convoyage de fonds semble ne pas associer pleinement le responsable de la sécurité de son système vers lequel les fonds sont convoyés du point de vue technique. Sinon, l’avis technique du chargé de sécurité locale de cette ong monsieur Ludovic Yamèssè a été balayé du revers de la main. La suite, finalement la  mission était tombée dans une embuscade des braqueurs : un guet-apens tendu à la mission au village entre les village KAÏTA et VAKAP. Une somme de 33 millions de FCFA  a été emportée. L’équipage assimilé au responsable de sécurité dont l’avis a été rejeté sont interpelés et placés pour enquête judiciaire.

Le résultat de l’enquête a révélé que, l’équipage de la mission et le chef de sécurité en poste à Bacaranga sieur Yamèssè Ludovic sont  innocentés par une ordonnance de non lieu partiel et de renvoi devant la cour criminel le 20 mai de l’année question.  D’où il fallait les libérer pour les rétablir dans leurs droits.

Des semaines et des mois plus tard,  World vision propose à ses ex prisonniers de reprendre le travail. Les trois autres ont mordu à l’appât, mais le compatriote Ludovic Yamèssè prudent comme un sioux s’offusque. Il demande plutôt des dommages et intérêt pour des préjudices subis, en même temps, il démissionne.

Certaines sources proches de ce dossier font état de ce que la mission des braqueurs aurait été diligentée depuis Bangui, par des complices au sein de World vision. Comment est-ce que ces braqueurs ont su qu’une mission devait venir, pour tendre un guet-apens sur son chemin ? C’est cet aspect qui est resté flou jusqu’à ce jour.
 
Qu’à cela ne tienne ! Mais, les réserves et le refus du compatriote Notre brave compatriote Ludovic Yamèssè lui valent tous les soucis d’embauche à Bangui comme à l’intérieur du pays. Sinon, à chaque fois que l’homme décroche un contrat dans une ong de la place pour refaire sa vie  aux fins de subvenir aux besoins sa petite famille Word Vision s’y oppose systématiquement.
 
 
En d’autre termes, les responsables de World Vision passent le plus clair de leur temps à épier les endroits où ce compatriote passe pour chercher de l’emploi afin de lui mettre les bâtons dans les roues. Au prétexte que, c’est la même famille des ONG. Histoire de dire que si l’ONG qui l’a embauché de nouveau le garde en son sein, elle n’aura pas de financement. D’où nécessité de le mettre à la porte.  Diantre !

C’est ainsi que le monsieur s’est retrouvé une fois de plus au chômage, et ne sait pas quoi faire pour nourrir sa famille s’est vu obligé de porter plainte contre l’ong WORLD VISION pour dénonciation calomnieuse dont l’affaire mise au rôle le 05 novembre passé.
 
Un double dommages que World Vision à fait subir à ce compatriote, bien qu’elle ne s’est pas encore acquittée de ses droits légaux, elle préfère ajouter un problème sur un autre. Persécuter un ex employé jusqu'à dans sa vie privée est-il un comportement humain ? Quelle méchanceté ? C’est cela de l’humanitaire ?
 
Au dernière nouvelle, on nous apprend que le procès est renvoyé pour le 26 du mois en cours.
 
Espérant que la justice centrafricaine dira le droit dans cette affaire de sorte que les mafieux soient-ils personnel expatrié ou local sachent que notre patrie dispose aussi des juges intraitables. Ou bien !
 
Affaire à suivre.

Malko Sétouan

 

Rédaction LQB

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