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Tribunal administratif de Bangui : La décision du parquet annullée en faveur du député Aurélien Zingas

Vendredi 28 Mai 2021

Bangui, 28 mai (LQB). C’était hier, le 25 du mois en cours que le tribunal administratif a rendu son verdict, annulant la mesure d’interdiction de l’honorable Aurélien Zingas à quitter le territoire centrafricain.



L’honorable Aurélien Zingas s’était vu interdire par le gouvernement  de quitter le territoire centrafricain, lorsqu’il se trouvait en tête d’une délégation de parlementaires qui se rendaient en Afrique du Sud en Midrand pour prendre part  au sommet du parlement africain.

C’était le 19 du mois en cours à l’aéroport international de Bangui M’pocko, lorsque l’honorable débarquait avec toute l’équipe composant la délégation de parlementaires qui se rendaient en Afrique que son passeport lui avait été retiré, d’où son interdiction de quitter le territoire centrafricain.

Face à cette interdiction, l’honorable concerné a saisi la justice, précisément le tribunal administratif en référé, en vue d’annuler la mesure d’interdiction qui paraît comme un excès de pouvoir de la part des autorités compétentes. La justice a fait son travail et c’était le 25 du mois en cours à 15heures que le TA a rendu son verdict. Désormais, l’honorable Aurélien Zingas est libre de quitter le territoire…

Son Avocate Maître Sombo Dibelet, souligne l’indépendance du juge assis : « Le tribunal a levé toutes les mesures qui sont prises contre l’honorable Zingas, a ordonné la restitution de son passeport qu’il puisse librement voyager pour aller vaquer aux occupations qui intéressent la nation. Il ne va pas en villégiature, il ne va pas en voyage de  , il va pour représenter la nation centrafricaine. Vous savez que ça fait plaisir que la justice triomphe dans notre pays, les principes concernant les juridictions, surtout la magistrature assise, que elle est indépendante. Un juge assis est indépendant et tranche en âme et conscience. Nous en avons la preuve aujourd’hui… »

Notons que trois députés sont suspectés voir présumés complices ou coauteurs des exactions de la rébellion de CPC. Le ministère de la justice avait sollicité au parlement la levée de leurs immunités parlementaires, afin qu’ils soient traduits en justice. La demande du ministre de la justice était déclarée recevable par l’ancien bureau de l’Assemblée nationale et la procédure était en cours, mais cette immunité n’est pas encore levée jusqu’à ce jour. Ces députés ont encore le droit de jouir de toutes leurs prérogatives parlementaires.
Il s’agit de Martin Ziguélé, Anicet George Dologuélé et Aurélien Zingas.
 
Denis Ngana
 


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