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Un sujet Congolais sous les verrous à l’OCRB en possession de 2500 machettes

Mardi 28 Mai 2019

Bangui, 28 mai (LQB). La République centrafricaine est loin de sortir de l’ornière. Voilà un pays qui cherche à sortir d’une longue crise malheureusement, ladite crise n’inspire rien à nos FSI (Forces de Sécurité Intérieures) qui continuent sur leur même lancée en laissant des étrangers s’infiltrer aussi facilement dans notre pays. Le cas de celui qui vient d’être interpellé par les policiers de l’OCRB, en dit long.


Un sujet de la RD Congo, d’une cinquantaine répondant au nom de Richard Koli vient d’être interpellé par les éléments de l’OCRB au port Beach en possession de plus de 2500 machettes, le dimanche 26 mai passé vers 5 heures du matin. Soudoyés, les policiers en faction à notre frontière avec ce pays frère la République démocratique du Congo, l’ont laissé aisément partir avec tout son arsenal de mort parce qu’ils ont de quoi à nourrir leurs batards des fils et femmes pour la journée.
Ce que nous vu et palpé du doigt ces machettes étaient bel et bien le genre de celles qui ont servi au génocide du Rwanda en avril 1994. Ah; non ! En tout cas pas celles qui permettent aux paysans de défricher leur champ.
Pour son malheur, ce prétendu commerçant sera une fois de plus interpellé par un autre policier en embuscade par un policier en tenue civile à la hauteur de l’ambassade de France en Centrafrique qui fait face au fleuve Oubangui. Face à ses explications non convaincantes, il sera conduit et écroué à l’OCRB. Ses papiers administratifs (un récépissé de carte nationale d’identité) attestent qu’il est né à Béma le 14 avril 1970 donc, un Centrafricain alors que c’est faux. Sinon, d’après des enquêtes approfondies, c’est un sujet congolais qui s’est toujours pris pour un Centrafricain pour faire ses affaires. Il a lui-même déclaré dans s déposition qu’il né à la RD Congo, de père et mère natifs dudit pays, mais c’est sa tante paternelle, une brave commerçante surnommée ‘’Elle arrive’’ qui l’a adopté à l’âge de 4 ans.
Ce prétendu commerçant, ne détenait pas par devers lui une facture attestant l’achat de ces machettes et ne connait même pas le prix de revient de sa suspecte marchandises. Lesquelles machettes sont destinées aux villes de Bambari, Ippy et Bria. Des villes qui connaissent encore des soubresauts en terme de sécurité et de cohésion sociale.   Est-ce à dire que ce prétendu commerçant est la main prolongée d’une puissance étrangère qui veut encore attiser le feu dans ces différentes villes ? Si nous voulons sortir de l’ornière, que nos FSI sachent que la sécurité de tous les Centrafricains passent par eux. Si elles continuent, surtout les policiers, à ne penser qu’à remplir leur poche  pour laisser passer n’importe qui et n’importe où avec n’importe quoi, nos souffrances ne prendront pas fin demain.
Hier, nous tous nous avons abandonné nos maisons et biens pour les ‘’Ledgers’’ et autres abris de fortune. Certains ont même quitté ce pays pour s’exiler. L’histoire risque de bégayer à l’allure où vont les choses.
L’interpellation du premier ministre, Firmin Ngrébada hier par les élus de la nation a été riche en enseignement. Comment comprendre que nous, Centrafricains, ne protégeons pas nos frontières alors que les pays voisins ne lésinent pas sur les moyens pour sécuriser leurs ressortissants ? Avec le Cameroun, la frontière est poreuse à telle enseigne que les bandits armés se réclamant de Sidiki, commettent des forfaits et disparaissent tranquillement sans que nos forces de sécurité et de défense ne puissent les atteindre. En face de nous à Bangui, au port Sao, la présence des militaires de la RD Congo est visible. Zongo est à combien de kilomètres de Kinshasa ? Tout le long du fleuve Oubangui, les militaires Congolais sont présents. Quant aux FACA, elles ne sont que dans les villes de grande importance. De quoi avoir le tournis.   
L’un des députés de la nation a évoqué la présence des forces tripartites aux confins des deux Soudans et du Centrafrique. Pourquoi pas en faire autant sur les autres frontières ? La question de moyens est toujours mise en avant alors que les différents accords qui nous lient avec d’autres pays amis ne sont pas exploités par les princes devant présider comme il se doit. De grâce, que les Forces de Sécurité Intérieure se ressaisissent et ne vendent plus leur pays comme avant. Au-delà de toutes autres considérations, que la notion de patriotisme soit inculquée à ceux qui ont opté de nous sécuriser de peur que d’ici quelques années, la République centrafricaine ne soit que l’ombre d’elle-même. Plus jamais çà ! Malheureusement, les hauts responsables sont en train de s’entredéchirer pour des intérêts personnels et égoïstes pendant que leurs brebis galeuses rongent les acquis de notre système sécuritaire affecté depuis des lustres.
Que les responsables de l’OCRB trouvent ici nos compliments pour le coup de filet qui a évité à notre nation de sombrer d’avantage. Grâce auquel coup de filet les ennemies de notre République sont mis en déroute. Pourvue que la procédure aboutisse aux fins de servir aux autres contrevenants. Affaire à suivre.
 
Landry Ulrich Nguéma-Ngokpélé
 

Rédaction LQB